Alter do Chao, paradis au coeur de l´Amazonie ?

Alter do Chao, c’est la carte postale ou le poster qui symbolise l’Amazonie dans les agences de voyage. Rien à voir avec l’enfer vert : une lagune Lagoa Verde séparée du fleuve Tapajos par un bras de sable d’un blanc scintillant, quelques paillotes aux toits de palme, des bateaux aux couleurs exubérantes. A la saison des pluies, les eaux montent de 6 à 10 mètres : seule la cime des arbres reste visible. Les touristes sont encore rares : des habitants de Santa Rem qui viennent se détendre le week-end ou des riches brésiliens de Rio ou Sao Paulo qui peuvent mettre 400 euros dans un billet d’avion.

Nous sommes venus rencontrer Wim, un hollandais élevé dans les Caraïbes, marié à une Brésilienne, constructeur à ses heures de villas en bois pour millionnaires et surtout défenseur de la forêt amazonienne. Malgré notre coucher à 2 heures du matin –tous les avions volant en Amazonie ont des horaires nocturnes- nous nous réveillons tôt aux cris des singes hurleurs. La maison que nous louons sur le même terrain que celle de nos hôtes, est très proche de la forêt et les bruits, inconnus pour la plupart, n’ont pas discontinué de la nuit. Comme d’habitude, pas de vitres pour notre nouvelle demeure mais je suis contente qu’il y ait des moustiquaires aux fenêtres…

Pas besoin de plan du village pour trouver l’eau : il suffit de poursuivre pendant 300 mètres le chemin de terre qui longe la propriété pour accéder à la lagune. Wim nous a mis en garde contre les raies dont la piqûre est extrêmement douloureuse et est ressentie pendant deux mois. L’eau est trouble à cause des alluvions et le sol est vaseux : il n’y a quasiment pas de fond et l’eau est douce et chaude –au moins 30°-. L’impression est bizarre et s’apparente à nager dans son bain : je dois reconnaître que je préfère la Méditerranée à l’Ile Rousse ! D’ailleurs, nous finirons la journée à la piscine d’un hôtel de luxe,désert, qui apprécie que la bande des 7 enfants (les MADAM accompagnées d’Aïcha et Joshua) mette un peu d’animation dans leur jardin.Nous ramassons les détritus qui traînent sur la plage et les enfants commencent une collection de pierres du monde : les bagages ne sont pas près d’être allégés.

En fin d’après-midi, nous allons à la jetée sur le fleuve Tapajos admirer le coucher de soleil et des dauphins font quelques cabrioles dans l’eau, juste pour Marthe ?

 

21/10/2008

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