Vallée de la lune

Nous n’avons pas le goût des tours organisés, surtout lorsqu’il s’agit d’un circuit “entrée de gamme” que tout routard fraîchement débarqué à San Pedro de Atacama se doit d’effectuer. A une époque, nous aurions choisi l’option vélo en solitaires; embourgeoisés et chargés de famille, nous prenons un taxi pour découvrir la Vallée de la lune en dehors des horaires des agences touristiques. Roches et sable, avec des dunes balayées par le vent. Notre dernière expérience désertique remonte aux trois jours passés en bus, entre Urumqui et Kashgar, en 1990. La chaleur s’est dissipée, le froid prend la relève dès que le soleil disparaît derrière des falaises ocre. L’hostilité du lieu est forte, entre le vent qui fait pleurer Marthe, le sable qui s’infiltre dans le tout nouveau poncho d’Antonia et les roches qui ont ouvert le genou de Donatella pour la 3ème fois en une semaine. Et pourtout la magie du désert opère, loin des bruits humains et des lumières de la ville. Je comprends qu’il soit facile de passer plusieurs semaines, à marcher en silence dans le désert…mais je ne suis pas certaine que ce programme soit plébicité par nos enfants pour de prochaines vacances.

21/12/2008

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