Huiles essentielles et éco-musée à Vohibola

Nous avons pris le bateau pour aller dans un village de pêcheurs. Nous avons rencontré Barbara : la responsable de la forêt de Vohibola. Elle nous a expliqué les activités qui sont développées par son O.N.G. « L’homme et l’environnement » pour apporter des revenus au village, en plus de la pêche. Il y a un orchidarium où se trouvent quinze espèces différentes et deux cents orchidées en tout. Nous avons visité la pépinière et aussi la distillerie où deux plantes sont traitées : le niaouli qui soigne le paludisme, l’exéma, les problèmes respiratoires et peut désinfecter l’eau, le katrafay utilisé pour les problèmes de dos et pour nettoyer l’intestin. Il faut attendre 6 heures pour avoir une distillation. Pour le niaouli, il faut huit cents kilos de feuilles pour 3,5 litres. Pour le curcumain, il faut trois mille kilos pour obtenir un litre. Pour répartir le travail, soixante neuf villageois ont le droit de livrer les feuilles, réparties en équipe de huit par jour. Il y a donc huit personnes le matin pour ramasser quatre cents kilos de feuilles. Ils sont payés trente cinq ariarys au kilo de feuille soit 1,30 euros pour cent kilos : c’est le prix équitable car le prix standard est de quinze ariarys ! Une fois distillées, les huiles sont exportées. Il y aussi des essais faits avec la graine de kalofilome pour une huile végétale utilisée dans les pommades cicatrisantes et pour les boutons de galle car cette maladie touche beaucoup de Malgaches. Au village, il y a aussi un écomusée et une boutique qui vend des huiles et de l’artisanat de vannerie.

Après le repas, nous sommes allés visiter la réserve de Vohibola. Barbara m’a dit que c’était la première fois que des enfants vasa visitaient la forêt : il s’agissait de Marthe et moi, les autres étant partis se baigner à la rivière car la mer sur la côte est est extrêmement dangereuse en raison des courants, des vagues et des requins.  La forêt de deux mille hectares est riche en plantes médicinales. Le niaouli est envahissant et vient de Nouvelle-Calédonie : il y a eu un gros feu  il y a 8 ans et seul le niaouli a repoussé donc l’ONG plante de nouveaux d’arbres venant des pépinières pour voir quel arbre est le plus résistant. Ce projet a été crée en 2004, actuellement douze pépiniéristes et quarante salariés sont employés, soit 20% des emplois de la zone entourant la forêt.  Il reste  quatre espèces de plantes endémiques à la forêt de Vohibola dont le Ropalocarpus qui ne compte plus qu’une trentaine d’arbre dans le monde. L’egénia se sert en tisane contre le diabète. Le filicium sert aussi pour le mal de dos. Avec Marthe, nous avons pris des arbres de la pépinière et j’ai planté un filicium. En nous promenant, nous avons aperçu la plante de skilosine qui est endémique de la forêt et le wapaka : une plante médicinale qui sert à soigner la syphilis et dont les racines ressemblent à des pattes d’araignées. Nous avons observé le héron Pourpouré qui ressemble à un pélican. Le dipssisse est une sorte de palmier qui sert à faire les barrages à poisson. Avec le fruit du pandanus, qui a le goût de fraise, on peut faire des gâteaux. Il y a vraiment beaucoup de choses dans une forêt … Nous avons pris une pirogue en bois. Sur la plage, l’eau était tellement chargée de fer qu’elle était rouge. Quand nous avons retrouvé les autres, des fulvus fulvus (lémuriens) nous attendaient.

Ariane

 

09/08/2009

Une Réponse pour “Huiles essentielles et éco-musée à Vohibola”

  1. Redigé par languillat régis:

    Bonjour,
    Nous sommes passés, et avons dormis, mangés, visités le village . le lendemain direction la réserve, magnifique, on recommande. Ce fut un moment magique avec la plantation d’arbres endemiques que nous avons baptisé du prénom de nos petits enfants, puis la promenade ainsi que le passage en pirogue. Néanmoins je n’arrive pas à trouver sur le site approprié les points gps de ces arbres et comment y aller sur ce site. Merci de me donner la solution.

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