Archive la catégorie ‘Océanie’

Notre bestiaire australien

Jeudi, janvier 29th, 2009

La raison principale de notre passage par l’Australie était de voir en liberté des animaux qui font rêver les enfants, koalas et kangourous en tête. Mission accomplie, avec bien d’autres espèces à notre palmarès même si la majorité ont été vus dans les zoos et aquariums. A vous de reconnaître les invités de notre bestiaire australien.

Nous aurions aussi souhaité découvrir la culture aborigène, en dehors des musiciens au corps peint de Circular Quay. Nicolas connaissait une tribu qui cultive et commercialise du bois de sental dans les environs de Perth, j’avais un contact avec une lithographe française installée dans les territoires du Nord (merci Lina) qui met ses talents au service des communautés aborigènes. Malheureusement, les distances -plusieurs milliers de kilomètres dans les deux cas- ont eu raison de nos projets. Peut-être pour une prochaine fois, qui sait ?

Nice to catch up with Patrick and Julie

Mercredi, janvier 28th, 2009

« Que va-t-on faire chez vos amis Collins ? » demande Ariane, toujours curieuse de connaître le programme en détails. « Catch up » lui rétorque Nicolas. « Manger du ketch-up » comprennent les enfants et il ne leur en faut pas plus pour aller rencontrer avec intérêt ces amis, connus à Londres du temps où Nicolas travaillait au marketing des whiskies single malt puis à Tokyo. De nous quatre, seule Julie travaille toujours dans le domaine des spiritueux. Pour fêter nos retrouvailles après 13 ans –nous avions logé chez eux en mars 1995- nous dégustons donc une excellente bouteille de mousseux rouge : une première pour moi, qui ai aussi beaucoup apprécié le Chandon australien. C’est agréable et amusant de se retrouver après toutes ces années dans l’ambiance décontractée que savent si bien créer les Australiens : bien sûr un BBQ, du fromage que les enfants ont terminé en un clin d’oeuil et des vélos, une aubaine après ces mois sans pouvoir pédaler. Et le clou de la soirée : la Wii de Will, le cadet des Collins. Sans oublier la cerise sur la gâteau : un retour en ferry à minuit, avec une séance photographique devant l’Opéra évidemment.

Patrick n’a pas d’emploi en ce moment, Julie fait des heures à rallonge en tant que directrice commerciale pour la Nouvelle Galles du Sud d’une société vinicole rachetée par un groupe américain. Elle subit la même ambiance que dans les grosses sociétés européennes : les réunions qui n’aboutissent pas à grand-chose, les plans à moyen terme auxquels personne ne croit plus, la pression quotidienne pour augmenter le chiffre en toutes circonstances, la réponse aux mails qui passe avant les clients. Finalement ce mode de management démotivant et inefficace qui nous nuit n’est pas notre apanage. Dommage.

Eau…stralie

Mercredi, janvier 28th, 2009

Sydney est un peu le paradis sur terre : site de port naturel probablement le plus beau du monde (avec Hong Kong mais avec la dimension humaine et la nature en plus- les voiliers sont toujours là, les parcs aussi), ville riche et accueillante, diversité ethnique, immense jardin botanique gratuit, plages mythiques, Opéra (les filles sont même allées au cirque à l’opéra de Sydney-elles sont gâtées !!)…Tout est facile et agréable, accessible et plutôt bon marché (moins cher que le Brésil par exemple)…

Pourtant, une ressource essentielle risque de manquer très rapidement, qui ferait s’écrouler le château de cartes: l’eau. La ville croît à grande vitesse, s’étend de plus en plus au nord et au sud, coincée entre l’océan et les montagnes bleues. Or les infrastructures liées à l’eau n’ont pas évolué depuis 30 ans : pas de nouveaux barrages, pas de nouvelles usines de retraitement. Le climat lui a évolué et les 3 années successives de sécheresse du début du siècle ont considérablement fait baisser les réserves et mis en lumière la vulnérabilité de la ville.

A Melbourne, la situation est bien pire. La ville croît encore plus vite, et surtout n’a plus de barrière verte comme les Blue Mountains pour arrêter les nuages et retenir l’eau dans le sol.. Les vents violents (plus de 120km/h), tempêtes de poussières et incendies de banlieue dont nous avons été témoins lors de notre passage sont de mauvaise augure, tout comme le survol de la baie que j’ai fait en route pour la Tasmanie : tout est jaune, pelé, sans arbres, et les gens s’approvisionnent déjà tous avec des citernes. La seule réponse apportée par le gouvernement est une usine géante de désalinisation, qui fera marcher l’économie locale mais endettera encore un peu plus l’Etat et  ne règlera pas les problèmes de fond : la dégradation de l’environnement et la mauvaise gestion de la ressource.

Rivières asséchées car ensablées (les pentes dénudées ne retiennent plus l’eau, et les pluies ravinent, emportant le fragile et précieux sol vers la mer), élevage dévastateur car surintensif, restrictions pour les particuliers mais pas pour les entreprises (pas un seul des motels où nous sommes allés n’avait sacrifié sa piscine ou ne serait-ce que réduit sa consommation d’eau), pertes en lignes colossales (près de la moitié de l’eau n’arrive jamais au robinet)….la liste est longue.

Pour revenir à Sydney, le niveau du barrage qui approvisionne une bonne partie de la ville est cette année à 60% car les pluies de printemps ont été abondantes, mais il n’y a aucune marge de sécurité en cas de retour de la sécheresse.

Alors quelques initiatives surgissent souvent locales et privées. C’est l’une d’entre elles que nous avons décidé de soutenir et de démultiplier dans le cadre du projet « Plant for the Planet » initié par les hôtels Accor avec l’aide de Kinomé. Le principe en est très simple : depuis plus de 20 ans dans le monde entier et en particulier  en Australie, pays de sécheresse, les clients des hôtels sont invités à réutiliser leurs serviettes de bain lorsqu’ils passent plus d’une nuit dans un hôtel. Seulement voilà : au-delà de la bonne intention, dans la pratique les serviettes sont souvent changées quoiqu’il arrive, et lorsqu’elles ne le sont pas les clients ont l’impression d’avoir surtout amélioré la rentabilité de l’hôtel…

Le programme « Plant for the Planet » qui reprend le nom d’une initiative du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) est simple : il propose aux hôtels de réinvestir 50% des économies de lavage des serviettes dans la replantation d’arbres, et ce dans 7 forêts phares de 7 régions du monde : Brésil, Sénégal, Thaïlande, Indonésie, Roumanie, USA, et Australie. En Australie, il s’agit de replanter les berges de la rivière Wollondilly dans une immense exploitation agricole (ovins et bovins) à 100 km au sud de Sydney. L’érosion due au surpâturage a abîmé les berges de la rivière qui s’ensable, se pollue et perd petit à petit sa biodiversité (kangourous, wombats, ornithorynques, perroquets…). En clôturant les berges et les ravins, en contrôlant strictement l’accès à l’eau des bêtes, et en replantant les berges d’essences locales (eucalyptus, pins, arbustes et herbes natives), l’eau de la rivière retrouve en quelques années sa qualité et sa quantité. Dans cette ferme de 7000 ha (7 km de long sur 10km de large !) appartenant à l’université de Sydney qui l’a reçue en legs, nous pouvons établir un cas d’école qui montre qu’avec relativement peu de moyens, la nature peut vite reprendre ses droits et surtout ses services ! Concrètement, il s’agira de clôturer 11km de rivière, de replanter entre 100 et 150  ha dans un premier temps, soit 300 000 arbres environ  grâce aux 200 hôtels d’Australie, Nouvelle Zélande, et Polynésie Française et à leurs clients.

Un programme similaire est en route dans l’état de Minas Gerais au Brésil avec l’ONG Nordesta (voir épisodes précédents du blog !). NICOLAS

L’hôpital de Wagga Wagga

Mardi, janvier 27th, 2009

Nicolas est rentré de Tasmanie et nous repartons vers Sydney. Huit cent à mille kilomètres selon la route que nous choisissons. Nous optons pour la traversée la plus centrale, avec un arrêt à Echuca, une agglomération importante au XIXème siècle comme port de la rivière Murray permettant de faire transiter les balles de laine et aussi pour les chercheurs d’or. Nous aurions donc du garder comme souvenir marquant la croisière en bateau à roue d’époque, toujours chauffé au bois d’eucalyptus, d’autant que les cinq filles ont obtenu leur diplôme certifiant qu’elles ont conduit cet engin. L’arrivée au village de Lockhart, avec photo souvenir pour Jérôme, aurait pu aussi être un moment fort grâce aux nuages colorés marquant la fin de la journée et au safari photo après deux émeus. Finalement, c’est de Wagga Wagga dont nous nous souviendrons le plus. Installation tardive dans un motel de cette grosse agglomération, aussi importante que Fontenay sous Bois (critère de comparaison habituel de nos enfants) : en raison de la fête nationale, tout est fermé et nous nous contentons de grignoter des céréales. Les enfants se couchent tard et nous, encore plus, en raison de l’accès internet. Vers quatre heures du matin, alors que nous dormons depuis moins de deux heures, la porte de notre chambre s’ouvre. C’est Ariane qui nous prévient que Marthe pleure. Il semble qu’elle soit tombée de son lit. Rien ne peut la calmer et elle ne peut pas se relever. A peine ré-endormie, la douleur la réveille. Au moment où nous sommes décidés à l’emmener à l’hôpital, elle sombre finalement dans le sommeil. Le lendemain matin, elle peut se tenir assise mais continue à avoir mal. La chance est avec nous : l’hôpital régional est à moins de 200m de notre motel, alors que généralement nous nous arrêtons dans des villages dépourvus de structure médicale. L’infirmière se met en quatre pour soigner Marthe ; le diagnostic est posé, radio à l’appui : fracture de la clavicule droite. Rien de bien grave mais l’Inde se profile déjà, dans quatre jours. Nous sommes donc sensés veiller à ce que Marthe bouge le moins possible : tâche quasiment impossible ..

Le BBQ : une institution australienne

Lundi, janvier 26th, 2009

Les barbecues ou BBQs, c’est l’un des meilleurs souvenirs de notre précédent séjour en Australie, en 1995. Et nous avions tellement aimé déguster des côtelettes, bien juteuses et assaisonnées d’herbes de Provence, que nous avions promis ces délices aux filles, dès la Nouvelle Zélande. Erreur : la Nouvelle Zélande  et l’Australie, toutes cousines qu’elle soient, sont bien différentes et s’apprécient d’ailleurs assez peu. Quinze jours à sillonner l’île du Nord et nous n’avons pas vu un seul BBQ public. Les enfants nous en ont un peu voulu et nous avons promis que nous nous rattraperions en Australie. Pour une fois, personne ne peut dire : « Tu l’as promis et on le fait pas »….Rares sont les journées sans une petite grillade, que ce soit le soir en arrivant au motel, au déjeuner dans un village de 200 personnes, au bord d’un lac. Nous connaissons tous les systèmes : électriques gratuits ou moyennant finance (compter 10 centimes par tranche de 10mn), au gaz, au bois avec le plaisir de ramasser des brindilles et des branchettes pour se mettre en appétit. Nous nous sommes bien vite adaptés au rythme cool des Australiens : les piscines publiques ou dans les motels, les plages surveillées, les toilettes parfaitement propres dans les coins les plus reculés, les chambres avec kitchnette où l’on se prépare les repas. Pour nous, l’Australie est un intermédiaire entre le Club Med, pour le sport et la gentillesse de chacun, et le camp scout, pour la nature et ses plaisirs. C’est bien agréable pour quelques jours, surtout avant d’attaquer l’Inde. Mais la vie n’est pas forcément aussi idyllique qu’il paraît au premier abord : je suis surprise par toutes les invitations à dénoncer les contre-venants, ne serait-ce que les les taggeurs dans les transports publics. D’autres revers de la pièce, bien plus graves, sont aussi perceptibles : des poubelles à seringues dans tous les WC, des amoncellements de bouteilles de bières et des campagnes sur les risques liées à l’alcool dans les transports et dans les établissements avec licence, des baigneurs dans l’eau ou sur une bouée avec une bouteille à la main même le matin. Dans notre quartier de Sydney, les bars homosexuels étaient bondés et les magasins pour adultes légion. Comme si avoir la vie facile pouvait parfois lui enlever une partie de son sens, lui dénier sa valeur et à l’extrême conduire à l’autodestruction.

Tasmanie : coeur partagé

Lundi, janvier 26th, 2009

Un de mes rêves d’enfant était d’aller en Tasmanie voir les arbres géants qui ne poussent que là-bas. Je ne suis pas sûr que mon grand-père y soit allé lors de son voyage d’étude sur les eucalyptus de 1947 (Papa, tu confirmes qu’il avait mis 6 jours pour rallier l’Australie en avion ?) mais si tel n’est pas le cas alors raison de plus  d’y aller moi !

Et puis le scandale de l’exploitation des dernières grandes forêts pluvieuses tempérées par la société Gunns pour faire … du papier journal pour les Japonais avait encore un peu plus attisé ma curiosité. Enfin, Burnie, dans le nord de l’île, est le siège du Permaculture Institute, qui prône et promeut une agriculture et une sylviculture combinées au service de la restauration et de la productivité du sol vivant (humus). Bref, plein de bonnes raisons de laisser femme et progéniture 3  jours et d’aller crapahuter dans les forêts tasmanes !

Et quel immense plaisir et ressourcement ce fut ! Bill Mollison, le gentleman de 90 ans créateur du concept de permaculture ayant eu la bonne idée d’annuler notre RV, me voilà libre comme l’air pour parcourir l’île, m’arrêter où je veux quand je veux  et dormir dans les bois au son des perroquets, des arbres qui craquent…et de la pluie (je l’avais presque oubliée la pluie après autant de sécheresse à Melbourne, mais après tout pour s’appeler forêt pluvieuse tempérée, il faut bien de la pluie !).

Le premier soir, dans l’ouest de l’île, je suis un peu déçu de me retrouver dans une immensité isolée (première pompe à essence à 140km) mais pour l’essentiel en régénération (petits arbres et arbustes) ou récemment brûlée. En fait j’apprendrai le lendemain matin que par la faute d’un seul homme qui a voulu en mars dernier se réchauffer en allumant un feu (strictement interdit à cette époque sèche de l’année) devant sa voiture en panne , 145 000ha ont brûlé, soit l’équivalent de 30km par 50 km et probablement plus de cent millions d’arbres ! Un homme un seul, qui vient d’être jugé et libéré sans aller en prison alors que la région entière mettra des décennies à s’en remettre….

Ce premier soir, je trouve quand même un îlot de forêt d’eucalyptus géants (plus de 60 mètres de haut ) et m’endors dans la voiture, heureux et fourbu sous la pluie qui me berce. (more…)

Rivalité Melbourne vs Sydney : nous avons tranché !

Vendredi, janvier 23rd, 2009

Marie voulait monter dans les tramways de Melbourne et Nicolas voulait arpenter les forêts de Tasmanie. Nous avons donc fait un groupe de filles et un (réduit à l’essentiel) de garçons. Nous sommes effectivement montées dans les tramways, avons pris quelques photos de beaux bâtiments, mangé des sushis et vu beaucoup de Chinois. Avouons-le : depuis la Nouvelle Zélande, nous avons tendance, les enfants les premières, à devenir assez intolérants envers les Chinois. Pas très bien éduqués, plutôt sales, parlant fort, un peu tricheurs et parfois carrément arrogants, sans compter qu’ils essayent de nous passer devant quand nous faisons la queue à la douane. Nous qui pensions que le système D et la triche étaient réservés aux Français ! Nous sommes peut-être sensibles à leur non-intégration dans la société australienne et inquiets de l’influence qu’ils joueront sans doute en France, à moyen terme.

Peu enthousiasmées par Melbourne, dont l’ouverture sur la mer est bien moins impressionnante que sa rivale orientale, nous préférons la péninsule de Mornington. Messe en l’église Saint François Xavier : les quatre prêtres ordonnés dans ce diocèse en septembre dernier sont 3 Vietnamiens et 1 Indien. La roue tourne : les descendants dans la foi des peuples convertis par François Xavier sont devenus missionnaires parmi nous. C’est un bel exemple de l’universalité de l’Eglise et un signe d’Espérance.

Et, comme à Fontenay, petite montée en haut de l’araignée après la messe ; la seule différence étant la température par ce beau mois de janvier que nous avons vécu entre 20 et 30°.

Enfin des koalas dans la nature !

Jeudi, janvier 22nd, 2009

Patience et persévérance paient. Les koalas, toute la famille souhaitait en voir. Alléchés par une description de l’office du toursime de Hawk’s Nest d’après laquelle « la colonie locale de koalas est visible partout dans la ville », nous avons arpenté pendant plusieurs heures les bois de ce village, nous renseignant même auprès du pharmacien et de tous les promeneurs croisés. Rien. Déception et décision de reprendre la route pour nous rendre à Port Macquarie où se trouve l’hôpital des koalas. Deux cents kilomètres plus loin, nous apercevons un panneau sur l’autoroute pour le zoo Billabong. Quelques minutes plus tard, nous caressons une grosse peluche grise et blanche, accrochée à une branche d’eucalyptus. Moi qui suis opposée au fait de toucher les animaux, j’ai pourtant succombé, juste pour une petite seconde. Il faut dire que c’est tellement mignon….

Nouvelle rencontre en compagnie d’Antonia, que j’accompagne pour un « petit temps avec Maman » à l’hôpital des koalas. Une vingtaine d’animaux sont répartis dans des enclos et soignés par des bénévoles qui les nourrissent deux fois par jour. Nous étions les seules à assister aux soins prodigués aux pensionnaires. Les raisons de leur présence sont multiples : morsure par un chien, accident de voiture, brûlures lors des incendies qui ravagent régulièrement la région, cécité et aussi destruction de leur habitat naturel à cause de projets immobiliers. Six koalas étaient en attente d’un nouveau territoire mais la relocalisation de ces animaux est rendue difficile par leurs habitudes alimentaires : parmi la centaine d’eucalyptus que compte l’Australie, seulement six ont des feuilles comestibles.

Dernière rencontre, dans la nature cette fois, pour Nicolas et Ariane qui se promènent un soir en forêt. Ariane raconte : « Papa voit une dame et lui demande où on peut voir des ornithorynques et tant qu’on y est des koalas. Elle lui répond qu’il peut voir des koalas s’il est chanceux. Papa se retourne et ….il y avait un gros pépère qui dormait sur une branche, au dessus de nous .Génial». Non seulement ils ont gagné des kit-kat, mais en plus ils nous ont remmenés au même endroit le lendemain matin et toute la famille a pu en voir. Alors nous avons sauté sur l’occasion admirer les koalas dans leur mileu naturel et pour les prendre en photo avec  leur cousin moderne : le momo.

 

L’accueil australien

Mercredi, janvier 21st, 2009

Les Australiens sont accueillants; nous en avons eu un bon exemple avec les gérants de notre motel, qui nous ont aidés pour tout : recherche de médecin, transbordement de bagages, excellent café   offert par la maison, prêt de BBQ et DVDs, guide sur les oiseaux pour Nicolas. Alors même si la chambre que nous occupons à 8 s’apparente à un aquarium, coincé entre la machine à boissons rafraîchissantes, le parking et la machine à laver, rien ne nous incite à en changer.  D’autant que nous pouvons nous enorgueillir d’utiliser une chambre généralement réservée aux groupes de rock dont la décoration est d’ailleurs adaptée. Nous avons eu des occupations moins bruyantes : cliquetis des aiguilles lors des cours de tricot de Mamie aux deux aînées. A chaque retour à Sydney, nous étions heureux de retrouver Tony -marié à une Italienne-  ou Chris -marié à un chinois de Hong Kong-, les frère et soeur qui s’occupent de leur établissement en famille, aidés par un Norvégien, un Kurde et une serveuse d’Europe de l’Est. Et oui, l’Australie est encore un pays d’immigration même si les emplois ne sont pas à portée de tous : la serveuse française que nous avons rencontrée n’est pas restée plus longtemps que son jour d’essai. Pour nos filles, pas de souci, Tony leur réserve un emploi pour les 15 ans à venir !

 

 

Gaver des kangourous

Dimanche, janvier 18th, 2009

J’ai bien peur de décevoir mon filleul Martin : avoir peur de donner à manger aux kangourous alors que « Skippy » est le seul feuilleton TV que j’ai regardé enfant. Mais j’ai l’excuse des gènes, car si Maman accepte de poser devant un panneau routier de kangourous, son approche des grands marsupiaux s’arrête là. Au zoo Billabong, près de Port Macquarie, chacune a eu sa stratégie vis-à-vis des grands sauteurs. Marthe a fait preuve d’une grande prudence, en a choisi un à sa taille et a compris que l’union, surtout avec Ariane, fait la force. Antonia, aussi à l’aise avec un wallaby qu’avec un singe hurleur, a littéralement gavé toutes les bestioles qui passaient à portée de sa paume. Donatella a disparu et est revenue, son verre de graines vide, après avoir équitablement et sans la moindre crainte, distribué ses provisions. Ariane, par amour des bêtes, a vaincu ses peurs. Marie, jamais effrayée, a juste cherché à immortaliser ces moments. Pour toutes, la proximité avec les kangourous a été une expérience mémorable.