Archive la catégorie ‘vie de famille’

125 ans fêtés à Narita

Mardi, juin 16th, 2009

125 ans aujourd’hui, au Japon … et ce jusqu’au 7 juillet, à Madagascar. C’est grâce à moi que nous franchissons le huitième de millénaire (je commence à être un peu déformée par les exercices de calcul mental) et c’est donc à moi que revient d’entamer la portion de curry rice, savourée avec des onigiris, pendant les cinq heures d’attente entre le vol Hanoi-Tokyo et Tokyo-Paris.

Le reste du temps, pendant que les parents ronflaient sur une banquette de l’aéroport, les filles sont allées tenir compagnie et maintenir leur niveau d’anglais avec une vendeuse de chocolats : toutes les marques de produits périssables d’Australie, d’Europe et des Etats-Unis, directement disponibles à votre arrivée à l’aéroport, comme si vous les aviez rapportés dans votre bagage depuis votre lieu de voyage. Quels malins ces Japonais !

Une bière ? Non merci.

Mercredi, juin 10th, 2009

Une bière ? C’est bien tentant dans ces pays d’Asie du Sud Est où il fait si chaud et où nous sommes constamment déshydratés. En Inde du Sud au moins, la bière était rare et coûteuse. Ici, comme elle est partout présente et bon marché, nous nous laissons aller à en boire une un soir sur deux.

Petite mauvaise habitude qui n’a pas résisté à une question clairvoyante des filles, qui s’étonnaient de cette consommation inhabituelle : « Maman, tu aimes la bière ? ».

Très franchement, pas vraiment, j’aurais tendance à préférer un Orangina frais bien secoué même si le goût n’est plus ce qu’il était depuis que Sylvain et moi n’en vendons plus aux Anglais et aux Irlandais.

Ceci étant posé, les filles font aisément la liste des inconvénients de la bière. Qui a envie de prendre du poids, de sentir mauvais, de roter, de dépenser de l’argent sans bonne raison, de ne pas avoir les idées claires ?

Bravo les filles, bonne argumentation : il faut dire qu’à elles cinq, elles commencent à être très fortes en débat et négociation. Et voilà comment j’ai arrêté, sans grande difficulté, de boire de la bière, en m’en rendant compte du contre-exemple que je donnais à mes enfants. Sans compter que les jeunes routards anglo-saxons accrochés à leurs bouteilles n’exerçaient pas un fort pouvoir d’attraction sur moi.

Education à la consommation

Dimanche, novembre 9th, 2008

Ce voyage est pour les enfants et pour nous l’occasion de mieux comprendre ce que veut dire concrètement « société de consommation ». En effet, chaque fois que nous revenons en ville, a fortiori dans une grande ville riche comme Sao Paulo, nous nous retrouvons sans le vouloir à faire du shopping : acheter une souris pour l’ordinateur, chercher des chaussures pour Marthe, acheter des maillots de foot du Brésil « comme papa a promis », acheter ci, acheter ça     … Et très vite, nous nous retrouvons à acheter des souvenirs que nous trouvions gratuitement au contact de la nature (pierres, graines, coquillages…) , des choses que nous avions déjà (« des Converse stp Papa », « un T-shirt comme ci, un short de sport trop beau comme ça », « une gourde Charlotte aux fraises… »). Très vite le motif de l’achat devient le manque, la comparaison : « oui mais elle pour son anniversaire… », « et moi j’en ai une de moins »…et non pas le besoin vrai. A la campagne, on achète ce dont on a besoin : de l’eau, à manger, une moustiquaire. A la ville, on n’achète plus ce dont on a réellement besoin et on s’encombre de beaucoup de choses inutiles, voire nuisibles : on mange moins bien, plus sucré, plus gras, moins riche ; on fait une heure de transport pour acheter quelque chose qui nous procure du plaisir pendant une petite minute, avant de penser à l’achat suivant.

Heureusement, le contrôle du poids de nos bagages, la rencontre et surtout l’omniprésence des plus pauvres dans ces villes brésiliennes nous aident à prendre conscience de cette tendance. Et je dois dire que je suis très fier de nos filles car elles ont bien compris le mécanisme et acceptent de réduire. Cela a été en particulier le cas pour Ariane, qui fêtait ses 10 ans hier. Dans le passé lointain, Ariane  avait du mal à être contente de ses cadeaux de Noël ou d’anniversaire. Elle n’était jamais sûre d’avoir eu ce qu’elle voulait, ou autant que se sœurs. Cette fois, à Sao Paulo, nous n’avons jamais vu notre Ariane si radieuse. Elle a choisi d’aller au zoo plutôt que d’aller passer la journée du 9 novembre au bord de la mer car elle a bien compris que pour deux heures de baignade –activité qu’elle affectionne tant-, il faudrait passer la moitié de la journée en voiture et que cela coûterait très cher, en argent et en pollution. Elle n’a pas râlé quand à midi, nous avons refusé de faire comme les 50 000 paulistas qui nous accompagnaient au zoo, à savoir manger chips, glaces et hamburgers dégoulinants. Elle a bien compris que les souvenirs de la boutique du zoo ne valaient pas le coup. Elle a aussi compris, de retour vers le centre, que nous n’étions pas sûrs de trouver un bon restau ouvert un dimanche soir pour fêter son anniversaire. Et quand celui-ci s’est présenté, tout près de chez nous, pas cher et offrant tout ce qu’elle voulait et même un menu végétarien pour Donatella, elle s’est réjouie avec nous tous. Un super anniversaire, avec non pas un, mes 10 gâteaux d’anniversaires disponibles au buffet ! Son cadeau, un livre sur l’Amazonie, elle l’a longuement choisi puis feuilleté, se remémorant consciencieusement quels animaux elle avait vus et pas vus, quels oiseaux elle connaissait. Elle a profité de ce qu’elle consommait ! NICOLAS

Fête de la Toussaint dans la fazenda Natal de Points Coeur

Samedi, novembre 1st, 2008

Après 5 sauts de puces en avion (SantaRem-Belem-San Luis-Fortaleza-Recife) nous sommes arrivés à Salvador de Bahia. A l’aéroport, le père Philippe (ou Philippan : contraction de grand Philippe en Portugais) et Luc nous ont accompagnés à la Fazenda de Natal. L’idée de base pour Points Cœur est que chaque enfant malheureux est un point noir pour le monde et que chacun de ces enfants devraient rencontrer un Points Cœur pour recevoir de l’amour et de la tendresse. La fazenda est différente des autres Points Cœur à travers le monde car des couples mariés peuvent venir pour recevoir des enfants dans leur maison alors que dans les autres Points Cœur il y a des bénévoles appelés « amis des enfants » qui habitent en communauté dans une maison et les enfants du quartier qui veulent viennent pour jouer, prier, discuter…Les enfants de la fazenda rentrent de l’école et ils s’appellent Matteus (qui travaille dans la Fazenda pour se remettre au niveau scolaire car à 13 ans il ne sait pas écrire son prénom), Diego, Raphaëlla, Pamela, Estephanie, Daniel, Marcos, Marcelo, Ingrid, Brenda, Joan-Lucas, Diego (handicapé), Sida(autiste), Gabriel et Létitia. Mais en amis des enfants il y a Raphaël et Hélène, Luc et Stéphanie, Caroline, Sœur Agnès, Sœur Myriam, Gabrielle, Dora, Edison, Michaël …A la petite église sur la colline il y a tous les jours les vêpres, la messe, le chapelet, l’adoration eucharistique et les laudes. Le matin chaque famille mange dans sa maison, le dimanche midi tout le monde mange dans le réfectoire et les autres jours tout le monde va chez une famille donnée à tout de rôle. Le soir, c’est chez soi ou les gens s’invitent comme ils veulent…Il y a une mère canard et ses 10 petits canetons qui font leur besoin partout, un cochon, trois chiens qui font peur à Marthe et plusieurs chatons…La journée les gens font ce qui leur plaisent, nous avons fait un gâteau au citron avec Caroline. Le mardi et le vendredi deux responsables font cuire d’énormes pains dans le four. Le samedi quelques personnes prennent des cours de bijoux en graines avec Carlos qui vient de la vieille ville de Salavador et un garçon a fabriqué et offert un collier à Donatella. Ils font des colliers, des bracelets, des boucles d’oreilles et nous en achetons quelque uns. Comme type de graines ils utilisent de l’acaï, des larmes de vierge, du flamboyant, de la noix de coco, des graines rouges…Et nous leur montrons nos bijoux d’Amazonie pour qu’ils aient de nouvelles idées. Il y a aussi une lagune où les enfants peuvent se baigner. Après la messe nous montions tous dans le gros manguier et tous les enfants voulaient que l’on joue avec eux. Sinon le grand jeu de la messe, c’est de pouvoir sonner la cloche : Marthe et Donatella l’ont fait ! Après le déjeuner au réfectoire, le dimanche de la fête des morts, nous avons donné des petits cadeaux à chacun des enfant et cela leur fait très plaisir (je pense). Au moment où j’ai fait signer mon tee-shirt Esperance 7, Edison est venu me voir et m’a donné sa croix de mission d’ami des enfants et m’a dit: c’est le cœur des amis des enfants!!! MARIE

En lisant le texte de Marie, on pourrait assimiler la Fazenda do Natal a un club de vacances….pour catholiques. L’accueil est à la hauteur d’un bon voyagiste : alors que notre contact à Paris nous avait clairement indiqué que nous ne pourrions pas être hébergés, le père Philippe nous a spontanément proposé de passer trois ou quatre jours et de venir nous chercher. Une heure pour prendre contact et apprendre à se connaître : c’est toujours étonnant de « débarquer » chez des familles ou communautés que nous ne connaissons pour partager quelques heures ou quelques jours avec eux. Le décor correspond aussi à un bon club : un vallon éloigné de toute ville avec une dizaines de maisons blanches très espacées les unes des autres, une végétation luxuriante, la forêt alentour, des couchers de soleil flamboyants. Mais l’envers du décor est trompeur : les moustiques, relativement peu nombreux pendant notre séjour, attaquent dès la tombée de la nuit les pauvres peaux blanches, les Brésiliens échappant semble-t-il à leurs trompes. Parfois, ce sont aussi des vers qui rendent la vie difficile en s’infiltrant sous l’épiderme. Quant aux activités, elles sont bien différentes de celles d’un catalogue de voyage : ni golf ni équitation (malgré la présence d’ânes qui errent dans la fazenda) mais lavage du linge à la main avec deux ou trois enfants par maisonnée dans un environnement de terre rouge, préparation des repas au feu de bois, construction de nouvelles maisons. Ce qui m’a le plus frappé est sans doute le dénuement dans lequel vivaient les amis des enfants : l’eau et l’électricité n’ont fait leur apparition que très récemment, l’ameublement est spartiate, les logements sont souvent partagés avec des visiteurs qui viennent goûter la quiétude du lieu comme les sœurs de la communauté de Saint Jean ou les bénévoles des deux Points Cœur de Salvador. Trois d’entre nous ont d’ailleurs logé dans la maison d’une famille qui nous prêtait une chambre, les quatre autres se partageant une chambre de l’hostellerie dont la taille n’avait pas été prévue pour nos bagages. Le premier soir, la difficulté a été de comprendre qui était qui : les prénoms bien sûr mais surtout les liens entre les membres de la communauté puis les fonctions de chacun. Aucune maisonnée n’est construite sur le même modèle. Des fratries sont accueillies, comme les deux petites filles avec qui Donatella aimait jouer : cinq filles avec cinq papas différents. Il y deux couples français s’occupant d’enfants confiés, malades ou non. Il y a des bénévoles étrangers pour quelques mois ou plusieurs années, des laïcs consacrés, des sœurs. Tous les schémas semblent possibles dès lors qu’ils permettent d’aider des enfants car les enfants sont la richesse principale de la Fazenda. Très accueillants et ouverts, désireux de jouer avec nos filles qui se sont rapidement senties à l’aise malgré les différences linguistiques, contents de notre visite, parfois attristés de l’absence de leurs parents face à une famille unie. Et comme d’habitude, pour nos enfants, le lien s’est fait par le partage d’activités manuelles : cueillette de citrons, préparation de pizzas ou gâteaux, vidange de tuyauterie, préparation de la table dominicale. Elles qui ne sont pas toujours les premières partantes pour partager les tâches domestiques se proposent toujours spontanément et avec une vraie envie de servir dès lors qu’elles quittent leur environnement familial. J’avais plaisir à récupérer Ariane dans la maisonnée où elle avait été accueillie pour le dîner (nous étions partagés entre trois groupes), hilare, heureuse du repas partagé, prête à rester chez des gens qu’elles ne connaissaient pas deux jours plus tôt.

Même les temps religieux se sont bien passés alors que nous ne connaissions pas les chants et que nous ne comprenions quasiment rien aux textes puisque tout se déroule en portugais.

Trois journées partagées et nos enfants étaient tristes de quitter la Fazenda. Pour ma part, j’aurais été heureuse de partager plus de temps avec ces « amis des enfants », très différents mais animés par une foi qui se transforme en charité pour le plus pauvre. En même temps, le fait de recevoir continuellement en étant accueilli repas après repas et pour la nuit dans des maisonnées me pesait

La tête sous les étoiles

Jeudi, août 21st, 2008

20 heures : l’excitation est à son comble. Par la baie vitrée, j’aperçois 4 silhouettes qui crient et s’invectivent. Grâce au double vitrage, mes oreilles sont préservées des injures qui traînent peut-être. Il faut dire que le moment est crucial; le moindre détail a son importance pour les douze prochaines heures. Les enfants préparent le couchage pour une nuit à la belle étoile ; l’amoncellement des sacs plastique, nappes, vieilles couvertures anglaises retrouvées dans le hangar et vigoureusement secouées pour dénicher les araignées qui y ont élu domicile, duvets pour les plus chanceuses rappellent une hutte de castors.

La journée a été chaude, sans doute la plus chaude depuis notre arrivée au Québec et nous n’avons jamais aussi bien profité du lac : pour la première fois, j’ai embarqué Marthe et Antonia seules pour une promenade en canoë. Cette vieille embarcation est magnifique : l’intérieur est un damier de bois clairs de chataigniers sans la moindre trace de matériau plastique, les places à l’avant et à l’arrière sont empaillées mais je préfère me tenir à genoux, aussi bien pour jouer à l’Indienne que pour stabiliser l’embarcation car le moindre mouvement donne l’impression que le chavirage est proche. La promenade fût de courte durée car Antonia souhaitait pêcher : comme nous n’avons pas acheté de permis municipal, que nous ignorons l’état sanitaire du lac et surtout que je n’ai nulle envie de vider et écailler les poissons, nous relâchons les prises au fur et à mesure ; la tâche n’est pas mince car même en l’absence de vers menés –vendus chez tous les bons dépanneurs !- les poissons se jettent avidement sur notre hameçon. Marthe, pour sa part, préfère poursuivre ses proies dans la pataugeoire, les mains nues, ce qui limite considérablement les prises.

Les aînées l’ont joué sportive : malgré la fraîcheur de l’eau qui ne doit pas dépasser les 20°, elles se sont lancées dans des séries de plongeons depuis le ponton qui flotte au milieu de notre anse du lac, sans compter les traversées pour l’atteindre. Les locaux ne sont pas aussi courageux et se contentaient de ski nautique, de vol en hydravion et promenade à bord de leurs gros yachts. Les 3 grandes avaient un plaisir évident à se lancer des défis, goûter à l’aventure et s’entraider dans ce milieu aquatique qui les attire et les effraie en même temps à cause des plantes et des insectes auxquelles la mer Méditerranée ne les a pas habituées.

Et l’aventure continue donc ce soir…. (more…)

21 rue des Iris, lac des îles à Entrelacs

Mercredi, août 20th, 2008

Quatre semaines : c’est la durée de notre séjour au chalet du lac des îles, 21 rue des iris à Entrelacs. A priori, l’endroit où nous resterons le plus longtemps de tout notre voyage. Se reposer, profiter de la nature entre lacs et forêts et nous apprivoiser les uns les autres : le programme tient en quelques mots.

La maison est petite, par comparaison avec les immenses chalets que nous apercevons sur les rives opposées. Elle a la charme d’une vieille maison de famille : les drapeaux des régates gagnées depuis 1956 sont accrochés aux murs de bois à côté des aquarelles et des photos des propriétaires, les disques vinyl sont rangés sous la télévision noir et blanc. Le couloir sert à entreposer les cannes à pêche d’époque et des chapeaux anglais. Le garage est envahi par les skis, raquettes de neige, gilets de sauvetage et matériel pour les bateaux. Les couchages ont été facilement organisés : Antonia s’est vaillamment hissée en haut des lits superposés, au dessus de Marthe qui a quitté son lit canne par la force des choses (dit autrement l’encombrement des bagages). Ariane et Donatella grimpent chaque soir sur deux lits de princesses, quasiment sur pilotis et Marie se prélasse dans une chambre particulière, cachée sous une myriade de couvertures.

Les journées s’égrènent  doucement, fortement orientées par le climat. Quand il pleut, les enfants sortent leur cahier de vacances et s’amusent à découvrir les jeux des années 60 au fond des placards. Marie est experte en puzzle et découvre qu’elle peut et surtout aime dévorer des romans : elle a été happée par Harry Potter, que nous avons emprunté à la bibliothèque d’Entrelacs (profitons d’un pays francophone) ; son rythme actuel est d’un tome par semaine, le virus des Billot a frappé ! Le ramassage du bois est de la responsabilité de Marthe, tandis qu’Antonia s’occupe d’enlever les cendres de la cheminée. (more…)

Festival multiculturel à Rawdon ou un dimanche québécois

Dimanche, août 17th, 2008

« Découvrir les pays et cultures du monde entier au festival de Rawdon ». Programme alléchant pour nous qui nous contentons d’une douzaine de pays pendant notre périple. Et Rawdon est à moins de 50kms de notre lieu de villégiature alors toute la troupe en voiture….

Doutant de l’ouverture aux religions du monde, nous commençons par un arrêt à Notre Dame Reine des Cœurs pour la messe dominicale. C’est agréable de se retrouver dans un lieu connu, de pouvoir échanger quelques mots avec des visages déjà vus et de déposer nos intentions de prière, à la lumière, à la Vierge Marie.

Mais Rawdon nous attend. Arrêt pique-nique en ville pour échapper aux chiens chauds et chips : bleuets, framboises, pommes, pêches, que nous complétons finalement avec de la saucisse russe car Rawdon abrite une importante colonie venue de Russie…

Le festival se déroule à la plage municipale. Je vous dévoile tout de suite les cultures rencontrées : (more…)

Québec, capitale de la belle Province

Mardi, juillet 29th, 2008

Sainte Marthe : pour l’occasion, notre Marthe va voir son parrain : Marc-Adrien, mon neveu et filleul. Nous ne sommes partis que depuis 3 semaines et les visites ne se sont pas fait attendre. Maman, ma sœur Vanina et 4 de ses 5 garçons ont pris résidence à Saint Sauveur, à 100kms au nord de Montréal. Aujourd’hui, rendez-vous dans la ville de Québec qui fête ses 400 ans.

 

Lors d’un dîner entre Montréalais et Québécois, pourtant de la même famille, nous avons eu un aperçu de la rivalité qui oppose la capitale politique et la cité économique. Québec, avec ses 800 000 habitants, met en avant son trafic fluide, l’absence de criminalité, la beauté de ses monuments historiques et son Parlement. Montréal ne daigne pas répondre avec ses 3.5 millions d’habitants, les sièges sociaux des grandes entreprises de la province, ses quartiers cosmopolites où se mêlent des immigrants du monde entier. Nous avons assisté à ce débat sans prendre parti, venant d’un pays où la décentralisation peut encore progresser même si notre origine parisienne nous rend la vie pratique et facile, à défaut d’être toujours agréable et reposante !

 

Château Frontenac : nous nous retrouvons en surplomb du Saint Laurent, dos au château qui n’a jamais été qu’un hôtel construit au XIXème siècle par la société ferroviaire Canadian Pacific Railway afin d’inciter les Canadiens fortunés à voyager en utilisant le rail. Des édifices du même type ont aussi été édifiés à Montréal, Calgary, Vancouver mais le château Frontenac demeure le plus connu. Il faut dire que sa taille, ses toits verts en étain et son emplacement dominant le fleuve en font le symbole de la ville de Québec, avant le Parlement.

 

Cousins et cousines sont heureux de se retrouver, de manger des glaces offertes par Mamy et de chiner dans les boutiques d’art indien. On se croirait presqu’en Corse, en remplaçant l’art indien par la poterie d’Algajola ou le magasin Diddle de l’Ile Rousse…

 

Rectificatif : notre Antonia est souriante !

Vendredi, juillet 4th, 2008

Que je ne sois pas photogénique, c’est fort possible ! Mais que notre Antonia, sur le bandeau du blog,  ait cette triste mine à l’idée de partir 14 mois de New York à Sydney et de l’Inde au Japon, voilà qui ne rend pas compte de la réalité.

Je propose donc une photographie rectificative qui nous permet déjà de franchir les océans pour arriver au Pays du Soleil Levant (en réalité, nous atteindrons Tokyo vendredi Saint 2009), grâce à une magnifique Antonia en yukata. 

Et, juste pour le plaisir, un portrait à couettes, spécialement pour sa marraine !

Avant le monde, la France en miniature

Samedi, mai 3rd, 2008
Fin des vacances de printemps : nous sommes restées tranquillement à Fontenay pendant que Nicolas découvrait le Sénégal et s’offrait crocodiles, hippopotames et baobabs pour ses 43 ans. Moins d’exotisme pour nous malgré une après-midi à la ménagerie du jardin des plantes : nous avons pu réviser les catégories d’oiseaux marcheurs = autruche en Afrique, nandou en Amérique du Sud, émeu en Australie, kiwi et kazoar en Nouvelle Zélande. C’est suffisant pour reprendre les bases de géographie et de maths (sachant qu’une autruche court à 40 km/h et qu’elle doit parcourir 60km/h…..); eh oui, je serai bien maîtresse des écoles pour 3 de mes filles et même professeur de collège pour l’ainée. Pour le moment, mieux vaut en rire.

Pour clore les vacances, escapade à France Miniature qui présente avec 116 maquettes les principaux sites et types architecturaux de l’Hexagone. Autant reconnaître qu’après avoir parcouru les Alpes, suivi le bassin méditerranéen et découvert les sites fromagers du centre de la France, les enfants avaient surtout envie d’essayer les attractions. Mais nous avons pu immortaliser, sous la Tour Eiffel reconstituée, le groupe des petites filles et grands parents car Mamy, Piou et Manou étaient de la partie.

Et Ariane n’a pas hésité à poser devant le chateau de Lunéville, en hommage au mariage de sa marraine : 12 ans d’écart et 30 dégrés de différence !