Archive la catégorie ‘Vietnam’

Les momos ont-ils les yeux bridés pour notre retour en France ?

Lundi, juin 15th, 2009

Rencontre avec une autre famille de voyageurs

Dimanche, juin 14th, 2009

Chouette, une autre famille de voyageurs. Pour mieux connaître leur projet, il suffit de se rendre sur leur blog “sourires autour du monde“. Juste en quelques mots : Antoine et Christelle sont des voisins (de Montreuil), des rapides qui bouclent un tour du monde dont l’itinéraire est proche du nôtre en six mois au lieu de douze, des pros des ONG -ils ont même réussi à obtenir un contact local avec Enfants du Mékong- et surtout des visiteurs de la Fazenda do Natal. C’est d’ailleurs grâce à Points Cœur de Salvador que nous nous retrouvons dans le même hôtel de Hanoï : après avoir échangé via le blog sans nous connaître, nous avons réussi à nous retrouver.
Nos filles sont évidemment enchantées de pouvoir se faire inviter dans la chambre de Blanche et d’Eloïse (la même que la nôtre mais il parait qu’il n’y a pas de linge qui pend sur une corde empêchant tout mouvement). Les hommes partagent des bières, entre hommes…et nous sommes heureux d’échanger sur toutes les personnes et les lieux qui nous ont marqués, en prévision de séances photos à la limite du 93 et du 94. A les écouter, une année supplémentaire ne serait pas de trop pour aller à la découverte des pays et des associations que nous ne connaissons pas encore !
Nous allons ensemble à la messe de onze heures en français, en la cathédrale. Je suis émue que Donatella lise devant l’assemblée les textes pour la Fête du Corps et du Sang du Christ, elle qui se prépare dans son cœur à la première communion.

Visages vietnamiens

Dimanche, juin 14th, 2009

Coiffeurs à Hanoï

Samedi, juin 13th, 2009

La gente féminine est allée dans un salon en ville, spécialement choisie par Marie; Nicolas s’est fait coiffer dans la rue et sa coupe a été écourtée par une pluie torrentielle…

Une bière ? Non merci.

Mercredi, juin 10th, 2009

Une bière ? C’est bien tentant dans ces pays d’Asie du Sud Est où il fait si chaud et où nous sommes constamment déshydratés. En Inde du Sud au moins, la bière était rare et coûteuse. Ici, comme elle est partout présente et bon marché, nous nous laissons aller à en boire une un soir sur deux.

Petite mauvaise habitude qui n’a pas résisté à une question clairvoyante des filles, qui s’étonnaient de cette consommation inhabituelle : « Maman, tu aimes la bière ? ».

Très franchement, pas vraiment, j’aurais tendance à préférer un Orangina frais bien secoué même si le goût n’est plus ce qu’il était depuis que Sylvain et moi n’en vendons plus aux Anglais et aux Irlandais.

Ceci étant posé, les filles font aisément la liste des inconvénients de la bière. Qui a envie de prendre du poids, de sentir mauvais, de roter, de dépenser de l’argent sans bonne raison, de ne pas avoir les idées claires ?

Bravo les filles, bonne argumentation : il faut dire qu’à elles cinq, elles commencent à être très fortes en débat et négociation. Et voilà comment j’ai arrêté, sans grande difficulté, de boire de la bière, en m’en rendant compte du contre-exemple que je donnais à mes enfants. Sans compter que les jeunes routards anglo-saxons accrochés à leurs bouteilles n’exerçaient pas un fort pouvoir d’attraction sur moi.

Messe à Sapa

Dimanche, juin 7th, 2009

La messe nous manque. Au Laos, nous n’avons pu vu l’ombre d’un clocher et d’une croix : en 1975, les prêtres ont été expulsés ou tués et il ne semble pas y avoir d’activité visible de l’église catholique romaine. Les coopérantes de la DCC rencontrées à Luang Prabang pensaient d’ailleurs que, même à Vientiane, il n’y avait pas de paroisse en activité.
Nous profitons donc de la relative liberté religieuse qui règne au Vietnam pour retrouver l’Eucharistie. Messe à huit heures, l’église de pierres est déjà pleine –pour un baptême semble-t-il- nous grimpons à l’étage et prenons place dans la chorale d’où nous dominons la nef. Que des H’mongs, hommes et femmes séparés, en costume. Jusqu’à la fin de la messe, le mystère demeurera entier pour nous : la célébration s’est-elle déroulée en vietnamien ou on langue H’mong ? Car bien évidemment, nous n’avons pas compris un seul mot, même pas Amen !
J’étais heureuse que tous ces H’mongs soient réunis autour du Seigneur, alors que nous les avions vus jusque là trainer en ville, désœuvrés. A la sortie de la messe, des femmes que nous avions déjà croisées en ville sont venues nous voir, fières de nous montrer leur croix. J’espère que le Seigneur conduira ces ethnies pour concilier développement touristique et dignité. Nos enfants ont bien compris les difficultés de toutes ces femmes qui ont quitté leurs rizières et la campagne : celles dont les villages sont trop éloignés ou qui n’ont plus de famille ne rentrent pas chez elles le soir et couchent dehors, à Sapa. C’est le cas de leur amie Konchi-Konchu, à qui elles ont tenu à acheter des bracelets et à donner de l’argent et une couverture de survie, quand elles ont constaté qu’elle partageait des marches d’escalier avec deux autres femmes, sous un carton.

Les MADAM, amies des ethnies de Sapa

Vendredi, juin 5th, 2009

Sapa, étape bien méritée, nous sert de transition entre le Laos et le Vietnam. Deux bonnes surprises : la fraîcheur et même la pluie qui cache pendant de longues heures le panorama splendide que nous avons de notre chambre sur les rizières et les montagnes …et les tartes au chocolat. Revers de la médaille, une agressivité commerciale forte dans cet ancien lieu de villégiature des Français, accessible uniquement par piste il y encore une quinzaine d’années, qui est devenu un must pour les routards et même les tour-operators. Il y a donc des centaines de femmes, vêtues de leur costume traditionnel, qui tentent de vendre de l’artisanat aux touristes, bien rares en cette saison et plus particulièrement cette année.
Première impression peu engageante, mais c’est compter sans nos cinq filles, gage de richesse et de bonheur au Vietnam. Dès le premier jour, elles ont tissé des liens amicaux avec des groupes de femmes, avec qui elles parlent anglais. Echange de petits cadeaux de part et d’autre, rendez-vous dans la rue avec ces inconnues d’hier, dont elles connaissent maintenant le nom et une partie de la vie, qu’elles courent rejoindre dès que l’occasion se présente. Pour nous, c’est un petit miracle de la générosité et de la spontanéité, dans cette ville envahie par le marchandage. Mimi, Konchi-Konchu, la maman de Lan et celle de Tchan, qui porte dorénavant des habits de Marthe, sont bien plus importantes que les excursions dans les villages avoisinants proposés par les agences de voyage pour visiter les marchés. Nous nous contentons du village de Cat Cat, en contre-bas : des maisons éparpillées dans les rizières, où les buffles labourent les parcelles et les femmes repiquent en habit traditionnel, que je n’oserais mettre que pour une grande occasion. Ariane, qui avait participé à décortiquer le riz avec un pilon actionné aux pieds par une jeune Laotienne, s’intéresse au fonctionnement d’une machine utilisant la force hydraulique : l’eau de la rivière remplit un seau accroché à une extrémité d’un tronc ; lorsqu’il est plein, il se vide en laissant retomber dans un mortier le pilon accroché à l’autre extrémité. Voilà qui permet de libérer de la main d’œuvre, en espérant que le temps gagné n’est pas perdu à essayer de courir après d’hypothétiques clients. Pour rentrer de Cat Cat, une première pour Espérance 7 : un trajet en moto, limité aux quatre kilomètres de côte sous la pluie.

Mécanique et négociation pendant nos tribulations vietnamiennes en bus

Jeudi, juin 4th, 2009

Le voyage le plus mémorable que nous ayons vécu, retranscrit par Ariane minute par minute pour ne perdre aucune péripétie 

4h25 : Réveil très matinal pour aller à pied à la gare routière : heureusement qu’il n’y a que dix minutes de marche avec les sacs à dos car nous avons mal dormi à cause d’un garagiste qui a martelé des jantes jusqu’à minuit.

5h35 : Départ avec cinq petites minutes de retard : rien de bien grave puisque le trajet doit durer huit heures. Nous n’avons pas eu besoin de mettre nos sacs à dos sur le toit : il y avait de la place dans le coffre et il reste même des places assises.

5h55 : Premier arrêt : trois personnes montent. Nous nous resserrons.

6h10 : Deuxième arrêt et cinq nouvelles personnes à bord. Même en ayant payé six billets, nous sommes obligés de partager nos places : deux enfants et un adulte supplémentaire par banquette de deux, et un autre adulte qui essaye de mettre une fesse ou une demi-fesse sur notre siège.

7h10 : Tout d’un coup, nous nous arrêtons. Nous avons à peine commencé et nous avons déjà crevé. Nous sortons tous et nous en profitons pour regarder des femmes qui ont un énorme chignon tenu par un filet avec une grosse pièce en argent. Nous allons voir les tribus à Sapa : elles sont déjà là !

8h15 : La roue crevée est réparée dans un garage qui nous rappelle notre périple Mumbai-Goa.

8h55 : Je crois que nous en sommes au sixième arrêt et le petit bus express s’est transformé en poids lourd chargé, avec un coffre rempli de poussins qui caquettent. Notre vitesse diminue, d’autant plus que nous devons régulièrement nous arrêter quand les tractopelles nous barrent la route pour construire un barrage. Il paraît qu’un village entier va être enfoui sous les eaux.

10h35 : Deuxième pneu crevé : heureusement que le chauffeur avait été prévoyant en faisant réparer le premier pneu endommagé. C’est l’occasion de comprendre comment les poussins sont transportés : dans un simple carton percé d’une dizaine de trous d’où les poussins sortent leur tête. Je me rends aussi compte que des gens ont décalé nos sacs, qu’ils leur servent maintenant de marche. Je remets mon sac en essayant de ne pas écraser les poussins et en mimant aux gens de ne pas marcher dessus.

11h55 : Nouveau pneu crevé : je ne comprends pas vraiment comment il peut être remplacé mais je vois que le contenu du coffre a changé : le carton de poussins s’est transformé en une cage où se trouve un coq. Bizarre.

12h15 : Arrêt pipi : l’aide chauffeur nous stresse pour que nous fassions très vite.

12h35 : Tout d’un coup, le petit bus fait un dérapage : Papa se réveille et tient fort Marthe pendant que Lala reçoit de l’eau par la fenêtre. Un peu plus et nous atterrissions dans les rizières. Nous pensons qu’un pneu a éclaté car il fait très chaud. En réalité, le moteur est cassé. Nous attendons une bonne demi-heure en trempant les pieds dans le ruisseau qui longe la route de montagne, jusqu’à ce que Papa se rende compte qu’il y a des petits vers qui nagent. Il reste encore quatre vingt dix kilomètres avant d’arriver à Sapa avec mille cinq cent mètres de dénivelé.

13h15 : Un 4 x 4 s’arrête et nous comprenons que nous devons monter dedans avec nos amis lituaniens, que nous avons rencontrés hier dans le bus venant du Laos. Il nous emmène  dans la gare de bus d’un petit village pommé. Tant mieux : il y a de l’eau, des prunes et du pain car nos provisions ont déjà disparu dans nos estomacs. Un beau et grand bus nous attend.

13h55 : Nous repartons en nous demandant où sont passés les Vietnamiens qui étaient avec nous dans le bus qui est tombé en panne.

14h05 : Le chauffeur arrête son moteur car nous refusons de payer de nouveau le billet jusqu’à Sapa. Malheureusement, ce n’est pas la même compagnie de bus que la première que nous avons utilisée. Papa et notre ami lituanien négocient, nous refusons de descendre du bus. Nous faisons même semblant de pleurer, toutes les cinq à la fois au signal de maman. Le chauffeur n’est pas aimable du tout.

14h30 : Le bus fait demi-tour et repart vers la gare routière d’où nous venons. Je me demande ce que pensent les trois autres voyageurs vietnamiens, qui ne disent rien.

14h39 : Nous hurlons tous : STOP … en apercevant notre premier bus.  Papa saute sur la route pour monter à bord et lui demander de nous reprendre. Notre deuxième chauffeur nous dit de descendre avec tous nos bagages : nous ne bougeons pas tant que Papa ne nous donne pas de consignes.

14h44 : Notre bus repart avec nous, laissant Papa derrière.

14h47 : Nous voilà bien dans la gare où nous avons acheté nos provisions et nous apercevons tous les passagers vietnamiens, qui se ruent maintenant sur notre bus et acceptent de payer un nouveau ticket.

14h52 : Tout le monde est à bord, sauf Papa… Nous repartons en direction de Sapa.

14h56 : En repassant devant notre premier bus, nous hurlons pour que Papa puisse monter. Il a récupéré trente mille dongs par billet, plus de la moitié du prix du nouveau billet.

15h55 : Quelques Vietnamiens se mettent à vomir.

16h45 : Cascades, rizières en terrasse, lumière du soir : le paysage est splendide et la fraicheur de l’altitude se fait sentir.

18h35 : Nous arrivons à Sapa après treize heures de voyage. MERCI SEIGNEUR.

19h25 : Nous sommes attablés avec les Lituaniens devant des pâtes et des pizzas. Marthe réussit pour la première fois à compter jusqu’à cinq sans erreur, en dénombrant les bouteilles de bière de la table des adultes.

C’était une sacrée journée !

 L’aventure, c’est l’aventure! Ou le même trajet, vu par Nicolas cette fois.

 

Lever 4 heures. Programme du jour: Dien Bien Phu -Sapa : Heureusement, la gare de bus est proche. Nous y retrouvons les deux lithuaniens rencontrés hier à Muang Khua, au Laos. Notre stratégie « levés tôt/arrivés en avance » nous permet d’avoir  de bonnes places ce qui n’est pas un luxe quand on part pour 8 heures de route en saison des pluies. Le  minibus se remplit doucement, nous liassant le temps de faire le plein d’eau et de riz gluant  plus quelques fruits, et nous voilà partis vers 5h45. Dès le début, la route est superbe. Nous serpentons d’un village de montagne à l’autre, avec moins de forêts qu’hier, dans la partie laotienne, mais des paysages tout aussi superbes de  rizières en terrasses. Nous roulons toutes fenêtres ouvertes et « c’est la fête aux mirettes » comme les filles aiment m’entendre dire. Nous ne le savons pas encore mais le voyage durera treize heures au lieu de huit et pas une fois les filles ne se plaindront de la journée, alors que Marie a habituellement horreur de la voiture, surtout en montagne; je suis admiratif. Il faut dire qu’elles ont trouvé une activité qui les occupe bien : le repérage de ce qu’elles appellent les « ethnies ». C’est à dire les femmes appartenant aux minorités ethniques et portant le costume traditionnel (les hommes, eux, ont pour la plupart perdu cette habitude, sauf quelques uns qui portent un costume noir dont Hergé s’est certainement inspiré pour le Lotus Bleu).Dès le premier arrêt pipi, dans le virage d’un village, nous voyons les femmes Hmong avec  leurs parures magnifiques, qui se préparent pour aller au champs, souvent un bébé sur le dos. Elles acceptent bien volontiers d’être prises en photo, surtout lorsque ce sont Marie et Ariane qui les prennent. Certaines sont déjà chargées de fruits, de bois ou de fourrage pour aller le vendre au marché. Elles échangent quelques minutes avec nous, le temps de nous féliciter d’avoir cinq enfants (ce n’est plus si courant chez les vietnamiens, alors qu’elles continuent à en porter jusqu’à 12 ou 15 mais avec une mortalité infantile qui demeure très élevée). Puis elles partent vaquer à leurs occupations; Les hommes, une fois de plus, semblent bien moins actifs. …/… (more…)

Plongeon dans la baie d’Halong

Samedi, mai 16th, 2009

Nous sommes partis pour la baie d’ Halong en tour organisé, ce que nous n ‘avions pas fait depuis San Pedro de Atacama au Chili !

Nous nous arrêtions toute les trois heures pour diverses excursions: visite de grottes éclairées où l’on pouvait imaginer de nombreux animaux, tour en canoë comme avec les Masson où l’on passait sous des grottes en observant des grosses méduses.

Nous avons passé la majeure partie du temps à regarder le paysage sur le pont supérieur, tout en nous faisant coiffer par une Vietnamienne élevée à Brisbane. ,

Nous nous sommes arrêtés pour se baigner malgré les méduses énormes qui flottaient dans l’eau claire et fraiche. Papa a sauté du haut du bateau (6 à 7m) puis c’était à mon tour de sauter car je lui avais promis de venir. C’est bizarre de voler, même pendant une seconde. Pendant ce temps, Maman nous regardait en mangeant la fin de notre réserve de chocolat !

Pour clore la soirée, karaoke en famille, le premier depuis le début du voyage. Marie

Football au village d’enfants de Hué

Mercredi, mai 13th, 2009

Lauren est la seconde volontaire de la D.C.C. à Hué. Éducatrice spécialisée de profession, elle travaille ici avec la directrice vietnamienne du village d’enfants et les responsables de maison. Le matin où nous visitons le laboratoire de la boulangerie, situé dans le village, Lauren est absente : elle est allée rendre visite à une famille dont un des enfants pourrait être accueilli. Au Vietnam, contrairement à ce que nous avons vu en Inde, les familles nécessiteuses n’ont pas de réticence à confier leur progéniture à un centre tel que celui de .

Après leur déception du matin, quand les locaux étaient vides, Ariane et Donatella me convainquent de revenir en taxi : première partie de foot vietnamienne, partagée avec les enfants qui n’avaient pas devoirs, pas de linge à laver et qui n’étaient pas trop timides. Pas si facile de trouver des partenaires !