Vendredi 31 juillet 2009


A force de déguster la confiture de goyave, nous n’avons pas encore eu le temps de rédiger l’article sur le diocèse vert mais Nicolas l’a juré -croix de bois, croix de fer- vous saurez un jour ce que plantent les catéchistes de Manakara.

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Vendredi 31 juillet 2009


On aime bien, on aime beaucoup, on est toujours très contents de retrouver des enfants français pour jouer à l’autre bout du monde, surtout quand la Maman (Stéphanie en l’occurence à la poêle) fait des crêpes comme une Bretonne. Alors, tant qu’à aimer, nous avons abandonné quatre de nos filles pendant que nous accompagnions Arnaud à une réunion “Diocèse vert”. Constat : nos enfants peuvent survivre quelques heures sans nous sans paraître trop malheureux.

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Vendredi 31 juillet 2009


Le foyer de Tanjomoha, tous les coopérants de Fidesco rencontrés à Madagascar nous en avaient parlé, comme d’une véritable cour des miracles. Ils ont raison ! Nous en avons trouvé plusieurs manières de vous le faire connaître :

Pour ceux qui aiment les peintures, regardez la fresque de la chapelle, peinte par le Père Vincent Carme, fondateur du centre en 1986 : aveugle, boiteux, orphelins, indigents,veuve, vieillard,handicapé sont réunis autour de Saint Vincent de Paul et du Christ dans une végétation typiquement malgache. Ne manque sur ce tableau que les tuberculeux, les enfants malnutris et les jeunes rejetés, pour une faute qu’aurait commise un membre de leur village il y a plus de cinq cents ans . Autre ajout possible : une soeur Fille de la Charité puisqu’elles sont quatre à participer aux soins dans le foyer.

Pour ceux qui préfèrent les chiffres, ils sont impressionnants : 420 résidents, 700 personnes vivant à l’extérieur prises en charge, 70 salariés réguliers, 12 tonnes de riz et de farine de maïs par mois.

Pour ceux qui aiment les rencontres : le Père Emeric Amyot d’Inville, père lazariste qui a quitté le confort de Rome pour vivre parmi les souffrants et les rejetés de la côte orientale de Madagascar, Benoît et Agnès qui ont quitté dans l’urgence une mission Fidesco en Afrique et se sont retrouvés de manière impromptue à la gestion de Tanjomoha, à oeuvrer pour l’éducation, le soin et le développement.

Pour ceux qui veulent réfléchir sur le développement : la moitié des besoins alimentaires du centre étaient couverts jusqu’en 2009 par une association chrétienne américaine. Dons interrompus depuis, sur la base de l’adage : « Si tu donnes un poisson à un homme, il se nourrira un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il se nourrira toute sa vie ». L’aide est difficile à gérer : partisans et opposants ont des arguments valables mais la réalité du terrain ne doit-elle pas primer pour éviter que cinq cents personnes soient menacées dans leur alimentation quotidienne, surtout lorsqu’un typhon a détruit la récolte de riz du printemps de cette année ?

Pour ceux qui cherchent des thèmes de prêche originaux : « eucharistie, réconciliation et développement agricole ». Ce sont les trois sujets que développe le Père Emeric lorsqu’il part en tournée en brousse. Dernière victoire en date : avoir convaincu les villageois de donner l’usufruit des berges de la rivière aux veuves, pour qu’elles les transforment en jardins maraichers.

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Jeudi 30 juillet 2009


Hier, nous avons oublié de signer le livre d’or de la léproserie. Une des soeurs de Saint Joseph de Cluny nous l’apporte chez Mélanie, une ancienne postulante de la congrégation qui a ouvert une maison d’hôtes après son mariage et qui nous donne le couvert et le gite pendant notre séjour à Fianarantsoa. En attendant que les enfants rédigent un mot personnel, je feuillette le livre et découvre d’illustres signatures : le nonce apostolique, Jean-Paul II et Cécile Chardot, la marraine d’Ariane qui a séjourné à Mahana à Noël 1987 et sans laquelle nous n’aurions jamais visité ce lieu et rencontré les soeurs Catherine et Geneviève. Il va falloir être à la hauteur dans notre prose. Heureusement qu’en laissant parler notre cotre coeur, les mots viennent tous seuls.

« Merci pour la visite de la ferme avec Soeur Catherine.  ANTONIA et MARTHE le jour de sa fête »

« Vous faites un magnifique travail; j’aimerais bien vous aider. Les lépreux sont très joyeux; ils ont l’air très bien accompagnés et prient très bien. DONATELLA »

« Ca a été un grand plaisir de passer à la léproserie pour quelques heures. Nous avons même pu goûter aux gâteaux à l’orange de Soeur Geneviève qui a aujourd’hui 103 ans et demi. C’est la première fois que je rencontre une personne de cet âge là et qui est en pleine forme. C’est exceptionnel de rencontrer ces gens qui ont sont lépreux mais qui ont une telle joie de vivre. Ca m’a beaucoup touché de voir ces gens aussi croyants au chapelet et c’était rigolo quand ils ont ri parce que les chiens nous poursuivaient. Je garderai dans mon coeur ce moment touchant. ARIANE. PS : Merci à Cécile de nous avoir conseillé vingt deux ans après sa visite de Noël 1987. »

Merci de nous avoir si gentiment accueillis à Mahana. Bravo pour votre magnifique travail et bravo aux lépreux pour leur joie de vivre et leur entraide. Les gâteaux à l’orange de la soeur centenaire étaient délicieux : nous n’en avions jamais mangés de pareil. C’était la première fois que nous visitions une léproserie et ce fût une grande expérience pour tous. MARIE.

PS : Pardon Soeur Catherine de vous avoir « bombardé » de photos. Vous serez bientôt célèbre sur le blog et à Fontenay »

« Chacune de nos cinq filles a tenu a écrire ce qu’elle avait aimé et ressenti à Mahana. Dans notre voyage en famille de quatorze mois, il y a des journées particulièrement marquantes. Merci pour aujourd’hui, pour voq témoignages de vie et de service, pour votre sens de l’accueil joyeux. Nous prions pour les vocations nécessaires pour que Mahana continue, avec autant de dynamisme et de foi. NICOLAS et LAURE-ISABELLE ».

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Mercredi 29 juillet 2009


Aujourd’hui, fête de Marthe; et les soeurs de la léproserie de Mahana, en pleine verdure à quelques kilomètres de Fianarantsoa, ne manquent pas de la souhaiter à la petite dernière. Et notre Marthe, en chemin vers la sainteté, est toute fière de poser devant une statue de sa patronne.

La lèpre, nous en avons déjà entendu parler en Inde par le Docteur Claire Vellut, qui a passé son existence à la combattre. Cependant, nous n’avions pas encore franchi le pas pour visiter un centre de soins et de vie pour malades de la lèpre, comme si l’exclusion qui les a frappés pendant des siècles se perpétuait aussi dans notre inconscient. D’ailleurs, les préjugés ne sont jamais bien loin et bon nombre de malades ne viennent que bien tard à Mahana, quand la maladie est déjà bien installée. On nous citait la cas d’une petite fille de 8 ans qui avait fugué à plusieurs reprises, avant d’accepter de se faire soigner.

Mahana a vu passer des personnages hors du commun, dont nous découvrons la vie : le bienheureux Jean Beysim qui a créé ce centre à la fin du XIXème siècle, la soeur Anne Marie Clerget de la congrégation Saint Joseph de Cluny qui répondit à l’appel du Père et monta de la côte orientale en chaise à porteurs en deux semaines : c’est peut-être les temps de transport à l’époque qui l’incitèrent à passer 57 ans à la léproserie, sachant que sa longévité impressionnante est due à son régime alimentaire de riz et sauterelles ! Mais le record est maintenant tenu par Soeur Geneviève très largement centenaire. La jeune Soeur Catherine, dans la force de l’âge à 83 ans et très gourmande si l’on en croit le journal de bord d’Ariane, est devenue responsable de la communication il y cinq ans et nous a donc fait visiter, avec beaucoup d’enthousiasme et de gentillesse, le centre. Marthe et soeur Catherine, main dans la main, ce fut le tandem de cette journée.

Il y a un siècle, les blessures des malades étaient telles que l’odeur était insupportable jusqu’à la croix située à plus d’un kilomètre des dortoirs, qui n’étaient que des mouroirs. Aujourd’hui, Hery, notre fidèle chauffeur malgache, est très impressionné par la propreté et les équipements de l’hôpital, par comparaison au service public. Malgré tout, nos enfants ont été impressionnées par les joueurs de dominos retournant les pièces avec leurs paumes, par le lavage des bandes dans une bassine, par les gestes des malades pour cacher leurs plaies. Et la partie n’est pas gagnée car les cas de lèpre, souvent doublés de tuberculose, sont en augmentation dans la région couverte par Mahana, notamment chez les jeunes. Le financement reste une préoccupation constante pour les soeurs de Cluny, et plus particulièrement pour Soeur Catherine.

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Mardi 21 juillet 2009


Attention, zébus à droite, zébus à gauche : des zébus, nous en avons croisés par centaines sur la route du Nord, avec leurs grandes cornes et leur bosse de graisse qui ballotte.
Au matin, les troupeaux partent brouter, dirigés et gardés par des bergers et tout au long de la journée, ils déambulent le long des routes. Dès la nuit tombée, il faut être très vigilant car les zébus traversent la chaussée sans crier gare et les paysans les plus riches rentrent des champs avec leur charrette qui ne comporte ni éclairage ni rétroviseur. Il parait que les zébus sont la principale cause d’accident sur les routes malgaches. Maman a même du faire bouger un zébu qui nous bloquait le passage.
Il y en avait tellement, de ces bovins, que les exercices d’anglais de Papa étaient toujours sur eux : « In the morning, zebus go to the fields. Repeat, please…. ».
La première fois que l’on mange du zébu, on trouve ça un peu bizarre puis on s’y fait et on trouve même le filet délicieux. A moins de deux euros le steack-frites, pas la peine de s’en priver. Et le meilleur de tout, ce sont les brochettes avec un morceau de bosse au milieu. C’est ce que les Malgaches préfèrent, le gras et c’est donc ce qui coûte le plus cher.
En bref, les zébus remplacent en même temps les voitures, les vaches de Normandie et le livret d’épargne car les propriétaires mettent tout leur argent dans leur troupeau. MARIE

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Dimanche 19 juillet 2009


Les grands tsingys, nous aurions pu les voir à Morondave, après nos trois jours de voiture depuis Tana. Mais il aurait encore fallu une journée de pistes. Nous avons donc opté pour les petits tsingys, en rentrant de Diego Suarez, visibles avec peu d’efforts même si l’heure de marche dans une végétation pauvrement ombragée nous a tout de même fait bien transpirer. Comme notre guide connaissait tous les arbres et tous les animaux, avec nom en latin (bon entrainement pour Marie en 5ème), en français et en anglais, les enfants se sont passionnés pour l’environnement, plus encore que pour la forêt d’éperons calcaires noirs et gris en elle-même.

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Jeudi 16 juillet 2009


Promis, juré, craché : nous n’avons pas de filtres sur nos appareils photo; la mer d’émeraude de la baie de Ravana porte bien son nom. Je n’en dirai pas autant du bateau à moteur (moteur, il y avait mais l’essence est chère à Madagascar…) ni des gilets de sauvetage (il y en avait bien un par personne mais sans les flotteurs, juste la veste orange fluo, pas de quoi sauver grand monde). La nature est si belle que même lorsque la logistique laisse à désirer, la journée reste dans les annales avec des raisons différentes pour chacun : poissons cuits sur la braise et écrevisses fraîches accompagnées du riz bouilli dans le lait de coco pour Nicolas,  nouvelles têtes pour Barbara et Marie avec les tresses locales, baptême de plongée pour Hery, enfouissement sauvage dans le sable par ses cousines pour Jérémie, lutte contre une pince de crabe pour Marthe, promenade avec Donatella pour moi le long de la grève…comme en Corse !

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Mercredi 15 juillet 2009


La baie de Diego est la deuxième la plus vaste au monde, après Rio où Marie s’était amusée à plonger dans les rouleaux. Perrine, grande amatrice de fonds et les enfants n’ont qu’une envie : courir à l’eau car nous n’avons eu qu’une petite baignade à Morondave. Ce ne sont pas les plages qui manquent; nous choisissons celle recommandée par les locaux. Suite de l’aventure par Ariane : « Sur la piste qui mène à la plage, nous nous arrêtons net derrière un taxi qui s’est ensablé : nous nous y sommes mis à quatre pour une 4L et c’était fait. Mais le temps que nous aidions, notre van s’était aussi ensablé sauf qu’il pèse cinq fois plus que le petit taxi. Heureusement, trois taxis se sont arrêtés derrière nous puisque nous bloquions toute la piste et à vingt, nous avons réussi à repartir. Nous étions tous à pied et comme la plage était loin, qu’il y avait beaucoup de vent et que nous avions réservé du poisson au restaurant, nous avons rebroussé chemin. Nous suivions le van à pied sous le soleil pour éviter de nous ensabler encore une fois mais, au même endroit qu’à l’aller, même problème…Tout le monde a ramassé des branches dans les broussailles. Pendant une demie-heure, nous les avons entassé sur la route pour stabiliser le sol. Il y avait déjà trois taxis arrêtés. Un quatrième est arrivé. Le chauffeur, Tintin, nous a dit qu’il fallait dégonfler les pneus et enlever toutes les branches : c’était bien la peine de se fatiguer. Finalement, il a pris le volant et a mis un gros coup d’accélérateur : il a reculé et est reparti à 100 km/h en faisant une grosse vague. Tout le monde est remonté et nous avons roulé très doucement car les pneus étaient quasiment à plat. Nous sommes arrivés au restaurant avec une heure de retard mais le perroquet -un poisson bleu- n’était pas encore cuit. Après le repas, nous sommes allés nous baigner dans la piscine d’un hôtel où il n’y avait personne ».

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Mardi 14 juillet 2009


Nous avons beau étudier la carte, c’est long, bien long de monter de la capitale au nord, à Diego. Les routes sont tortueuses avec des lacets pour une bonne partie, ou transformées en simple piste. Les estomacs les plus fragiles, armés de sacs plastique, passent à l’avant; les concours de grimaces utilisent l’espace mémoire des appareils photo; les cours d’anglais traînent en longueur, Jérémie est coiffée de couettes par ses cousines, Marie fabrique des bracelets dits brésiliens (main d’oeuvre française, matériel indien et environnement malgache) et Marthe se mue subitement en chauve-souris, pendue par les pieds au plafond. Les housses de cousins beiges vont difficilement être récupérables. Les parents craquent d’écouter Lorie et Raphaël la 13 !

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