“Porter du fruit”

Mercredi, décembre 3rd, 2008

Marie, comme nous sept, n’a rencontré qu’une après-midi le père Mairlot. Deux jours après cette rencontre, elle voit un groupe de femmes sur la plage de Queilen, le village où il a été curé pendant 32 ans. Ces femmes se penchent vers le sable, traînant des sacs derrière elles. Elles semblent nettoyer la plage. Et Marie d’expliquer : « le père Mairlot a appris aux femmes à travailler ensemble et à préserver leur environnement. Même parti, elles continuent à appliquer ses conseils ». Que Marie ait raison ou non dans son explication, je l’ignore. Ce qui est certain, c’est qu’elle a été marquée par le rôle missionnaire du Père Mairlot et par l’impact positif qu’il a eu sur tout le village. Un bel exemple pour nos filles et nous de la manière dont chacun peut œuvrer pour sa communauté en découvrant et poursuivant sa vocation, dans la charité.

Un prêtre exemplaire et missionnaire

Mardi, décembre 2nd, 2008

L’homme le plus célèbre de Chiloe ? Non, ce n’est pas Brad Pitt ou George Bush. Ni une star chilienne.

Il a 83 ans, l’oeil pétillant, un bon coup de fourchette (en tout cas il aime les pâtisseries, nous pouvons en témoigner!), le verbe facile et une grande chaleur humaine. 

C’est un mélange d’Alphonse Fraboulet, du Père Sonnet et du Père Quennouel que nous avions connu au Foyer de Charité d’Osaka.

Lui, c’est la Padre Jose Mairlot, « My-ear-lot » comme disent les Chiliens !

Nous avons eu la chance de le rencontrer dans le village où il coule une retraite aussi active que paisible: Achao. Certes il ne passe plus ses semaines à courir les îles de l’archipel à cheval, à pied, en barque ou en voiture et n’est  plus officiellement curé, mais il suffit de traverser trois « quadras » (pâtés de maison) avec lui pour voir qu’il connaît non seulement tout le monde, mais qu’il n’hésite jamais à s’arrêter pour prendre des nouvelles, donner un conseil ou tout simplement passer du temps avec qui en a besoin. Il continue ce qu’il fait depuis 1968, être au service et à  l’écoute des gens, et leur donner les sacrements. Dans la bonne humeur, l’ouverture et pourtant avec une exigence constamment renouvelée de fidélité à la foi du Christ.

Il répond aux e-mails dans la demi-heure lorsqu’il est chez lui, en passant sans crier gare des majuscules aux minuscules voire à des caractères esotériques, est toujours partant et d’une disponibilité rare. Bref nous sommes déjà fans, et ravis de notre après-midi passée en sa compagnie.

A tel point que nous avons tenu à nous rendre à Queilen, le village où il a passé 32 ans et crée presque toutes les formes de vie communautaires, de la coopérative de pêcheurs aux ateliers d’artisanat en passant par les clubs de jeunes. Le village est perdu à l’embouchure d’un fjord, au bout du bout de la route et de l’archipel, sur un site magnifique, d’où on peut voir la Cordillère des Andes, de l’autre côté du détroit. A peine arrivés, nous rencontrons sur le ponton du village un couple qui  nous parle pendant une bonne demi-heure du Père « My Ear Lot », qui venait à l’improviste chez les parents de l’un pour manger ou dormir après avoir confessé tout le village, et a bravé mille intempéries pour venir enterrer la grand-mère de l’autre. Assez vite, nous comprenons, d’abord à demi-mots puis sans détours que le successeur du Padre fait plutôt l’unanimité dans l’autre sens. « Il a le plus beau 4×4 du village et fait payer ses déplacements….et en plus il a eu le culot de scier la plaque d’inauguration de l’église du village pour faire disparaître le nom de son prédécesseur… ».

Eh oui, les curés sont comme les autres, humains, avec leurs qualités et leurs défauts. Certains sont des héros, d’autres des hommes ordinaires. Nous avons clairement rencontré un héros, dont je me souviendrai en particulier de sa réponse à ma question sur l’évolution de l’église chilienne. « Les gens continuent d’aller à l’église, mais se confessent de moins en moins et se privent donc des plus beaux cadeaux nous ayons reçus ».Il nous quittera d’ailleurs un peu précipitamment après la messe du soir (5 personnes + nous dans une mini chapelle toute en bois)… pour confesser une des personnes!

Cela me rappelle le curé de Ste Anne de Beaupré au Québec, qui jeune  prêtre avait du traverser tout le pays pour faire ses premières confessions un dimanche soir  alors qu’il serait bien resté en famille une journée de plus… En arrivant il s’était retrouvé seul dans une église déserte…jusqu’à ce que 5mn avant la fin de l’horaire des confessions un vieux monsieur s’approche et lui confie qu’il venait se réconcilier avec Jésus après 65 ans de traversée du désert…

Quiconque a fait une fois l’expérience de la réconciliation avec un ami ou un membre de sa famille sait le prix de se sacrement. La chance de mieux se connaître, de mieux s’aimer, de pouvoir s’appuyer sur une confiance renouvelée. Le coeur léger. Et souvent l’amélioration d’une situation pratique et concrète!

Merci Padre My Ear Lot! Et merci Bénédicte de nous l’avoir fait connaître.  Nicolas

 

Nos églises, mais aussi beaucoup d’autres

Mardi, décembre 2nd, 2008

On vient à Chiloé pour ces églises…..Certaines font partie du patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO, d’autres comptent parmi les monuments nationaux chiliens. Elles sont en bois, recouvertes de petites plaquettes de bois taillées en losange ou en forme hexagonale. Elles sont souvent peintes, comme les maisons qui les entourent. Le moindre petit hameau en compte une, magnifique exemple de la foi qui devait habiter ces pêcheurs pauvres depuis trois siècles. Au-delà de leurs qualités architecturales et esthétiques, elles sont toujours un signe fort de la présence de l’Eglise Catholique. Celles que nous avons vues étaient décorées de fleurs, de phrases tirées des évangiles recopiées en lettres adhésives, d’informations paroissiales. Cependant, comme au Brésil mais avec des moyens financiers qui semblent beaucoup plus importants, d’autres églises s’installent, construisant des édifices que l’on ne peut pas ne pas remarquer. Lorsque nous demandons où est l’église, on nous rétorque « l’église catholique ? ». D’où vient l’argent ? Certains pensent que les Etats-Unis subventionnent ces nouvelles églises pour saper l’Eglise Catholique, considérée comme support de la théologie de la libération et d’un modèle anti-capitaliste de la société. A voir les moyens dont disposent les Pentecôtistes, Témoins de Jéhovah …je suis assez prête à partager cette opinion.

Le Plaza Athénée…olé

Lundi, décembre 1st, 2008

Décidément, le sujet du logement revient souvent à Chiloe… Nous avons été délogés pour une nuit de notre palace de Castro par un groupe de 44 personnes : l’année scolaire se termine au Chili et la fin de l’année calendaire aidant, la saison touristique démarre. Voiture chargée, nous partons pour le sud de l’île qui devait nous servir de point de passage pour la Patagonie continentale : nous avions prévu un ferry de 5 heures pour Chaiten puis la Carretera australe pendant 300kms. Une solution intermédiaire pour se donner un goût de Patagonie, dont le seul nom fait rêver, sans pour autant affronter les 3 jours de bateau qui séparent Puerto Montt et Puerto Natales (version initiale de Nicolas). Mais non, les volcans en ont décidé autrement. Il y a six mois, un volcan non signalé par les sismologues a fait éruption, enfouissant sous des torrents de boue une ville de 3000 habitants. L’activité sismique étant toujours forte, le ferry a suspendu ses mouvements et accoste bien plus au sud, après 30 heures de navigation. Trop pour moi, nous admirons donc les chaînes de Patagonie depuis Chiloe et c’est… magique. Nous longeons la côte qui fait face à la Patagonie : quelques maisons de pêcheurs regroupées autour d’une église de bois et d’un cimetière fleuri, la mer parsemée de parcs à saumons et les volcans enneigés, tout proches. Si proches que nous trouvons des pierres ponces sur les plages. Malgré la poussière sur les chemins non goudronnés, nous enfilons les kilomètres pour ne pas rater une vue de ce spectacle incroyable, toujours convaincus que nous avons le plus beau point de vue, pour nous détromper quelques tournants plus tard. Quand Donatella se lasse de ces paysages, elle se lance avec Antonia dans des jeux en « francoportugnol ». Les rôles de la maîtresse et de la maman ont fait place à l’office du tourisme et surtout de l’aubergiste. Echange de plans avec annotations, négociation pour les chambres (Antonia ne fait pas payer les enfants…normal, elle en a 10 !), achat de « papel hygienico » : les indispensables du voyage, en trois langues, avec une participation de plus en plus active de Marthe.

Les heures passent et nous arrivons vers 21heures à Queilen : rien n’indiquait sur le plan que la route n’était pas goudronnée. La nuit n’est pas encore tombée, le tour du village est rapide : pas de perte de temps dans le choix du logement. Il n’y en a qu’un : le Plaza. Avec un nom pareil….Première porte à gauche : erreur, c’est la « schopperia » où cinq habitués alignent des bouteilles sur les tables dans des volutes de tabac. Tentative à droite : restaurant avec nappes en plastique grasses où l’odeur du tabac est remplacée par celle du poisson. A l’étage, salle de bain : j’interdis aux enfants d’y mettre les pieds pour autre chose que le lavage de dents, la plage toute proche suffisant pour le reste… Les chambres sont étouffantes avec la vague de canicule qui s’est installée sur l’île, les couvertures sentent tellement la fumée que nous tournons une vidéo pour une campagne « anti-tabac » qui pourrait presque convaincre Myriam. Marie propose de coucher dans la voiture, Ariane est convaincue qu’il y a de la drogue cachée sous le plafond. Un entraînement pour l’Inde, une occasion de faire contre mauvaise fortune bon cœur, un slogan que toute la famille reprend en cœur « le Plaza Athénée ….olé » et finalement, une bonne nuit de sommeil. Et en prime, au réveil, un spectacle inédit organisé par les Carabiniers : ils se garent en pleine rue, nous imaginons la poursuite d’un malfaiteur de haut vol. Et non, il s’agit de la chasse des vaches qui broutent dans les jardins de la place et viennent boire dans les fontaines du monument aux héros.

Entrer en Avent à Chiloé avec un prêtre belge

Dimanche, novembre 30th, 2008

Achao, une île parmi les dizaines qui sont éparpillées entre le continent et Chiloé, au sud du golfe d’Ancud. Des missionnaires au XVIIIème, pour la plupart Jésuites, s’installent parmi les pêcheurs. Des églises sont construites : celle de Sainte Marie de Loreto fut édifiée en 1764, ce qui en fait la plus ancienne de Chiloé. Elle est en bois d’alercés et de cyprès. C’est dans la maison paroissiale adjacente que nous avons retrouvé le père José Mairlot, ordonné il y a 60 ans, détaché par son évêque belge il y a une quarantaine d’années et chilote depuis…. C’est grâce au père José que nous avons vécu notre messe avancée du 1er dimanche de l’Avent en version bilingue. Il faut dire que l’assistance était partagée dans la petite chapelle Saint François : à nous 7, nous représentions quasiment la moitié de l’assistance dans ce quartier pauvre, en bord de mer. Nous avons chanté, avec un peu d’avance, « Il est né le Divin Enfant » : une manière de participer car nous n’avions pas été très nombreux à nous exprimer, en français ou en espagnol, lorsque le prêtre posait des questions à l’assistance. Je suis contente que nous ayons pu entrer en Avent avec une messe où les enfants ont pu un peu suivre, grâce à la traduction et à la lecture préalable des textes que nous avions faite.

Cabañas 5 etoiles

Samedi, novembre 29th, 2008

« Tout vient à point à qui sait attendre » : en voyage, ce dicton se vérifie fréquemment mais ne reflète pas les cris ou énervements qui précèdent parfois l’obtention de la chose désirée. Soyons clairs, nos attentes ne sont pas extravagantes : généralement, nous recherchons de la nourriture (le pain est essentiel mais nous cherchons à l’agrémenter de fruits et laitages), un endroit pour manger (lieu de picnic ou restaurant bon marché) ou des lits où poser nos têtes brunes.
A Chiloe, comme nous sommes motorisés, nous comptons sur notre bonne étoile pour trouver chaque soir une « cabanas ». La traduction française laisserait croire que nous entassons les filles dans une bicoque. Bien au contraire : une cabanas peut compter plusieurs chambres, une cuisine équipée, un salon et est mise à la disposition des voyageurs, aux alentours des villes ou bourgades qui offrent un tant soit peu d’attrait touristique. C’est le cas à Chiloe et dans la région des Lacs, que nous comptons découvrir plus tard. Ce type d’hébergement nous convient parfaitement mais n’est pas indiqué dans notre guide anglophone, destiné aux routards sans enfants.
Ce soir, à Castro, ville principale de l’île réputée pour ses maisons sur pilotis datant de la fin du XVIIIème siècle et sa cathédrale en bois, la recherche fut longue. Nicolas voulait sortir de l’agglomération et dénicher un coin tranquille en bord de mer. Pari gagné après une dizaine de demi-tours et quelques kilomètres dans des chemins ne menant à rien : « les Pescadores ». Pas une grande originalité dans le nom mais un confort et un emplacement, en bordure d’un fjord, qui place notre logement en tête de notre classement des hébergements. Pièce de réception de 40m2 avec cheminée et vue sur le jardin et sur la grève, paysage changeant au gré des marées, trois chambres avec couettes propres et douillettes, cuisine équipée pour préparer moules, praires et saumon et deux salles de bain avec eau chaude. La baignoire, un luxe oublié depuis le Canada, qui a ravi Marthe, m’a permis de ne pas me tremper les bras en la douchant à distance et a fait dire à Antonia « Mais, comment on prend un bain, déjà ? ». Ariane et Donatella n’ont pas été oubliées avec une immense pelouse et un ballon de football, juste à côté des balançoires. Calme, nature, espace, accueil : c’est décidé, voilà notre camp de base pour explorer Chiloé. A contrario, quand nous partageons une seule et même pièce, les tensions sont inévitables avec des rythmes très différents entre Marie, lectrice couche tard, en pleine forme vers 22 heures et Ariane, dont les yeux se ferment après le dîner pour se rouvrir vers 7 heures, afin de mettre à jour son journal de bord et proposer un petit jeu à Donatella.

Pinguoins et pélicans

Vendredi, novembre 28th, 2008

Avec la voiture, nous avons dû rouler dans l’eau. Et nous voilà arrivés à la pingouinerie. Sur la plage, il y avait un requin mort. Après avoir mis un gilet de sauvetage, nous avons pris un bateau pour se rendre à 3 îles. Nous avons vu les pingouins de Magellan avec 2 rayures noires sur le torse. Les pingouins Humboldt n’avaient qu’une rayure et les juvéniles (les pingouins adolescents) ont un pelage tout gris différent des autres. Pour pêcher, les pingouins plongent jusqu’à 110 mètres de profondeur. Ils peuvent rester jusqu’à 4 minutes. Les pingouins arrivent à Chiloé en septembre pour s’accoupler et repartent au mois de mars. Les pingouins de Magellan repartent au sud et les pingouins de Humboldt repartent au nord avec le courrant. Quand le papa va pêcher, la maman reste toujours avec ses petits car les mouettes peuvent manger les œufs ou les bébés pingouins qui ne savent pas encore se défendre. Tous les trous qui étaient sur les îles étaient les anciens nids. Nous en avons vu de nombreux car les deux races de pingouins et les pélicans habitent sur la même île mais ils ne se mélangent pas. Quand une femelle meurt, le pingouin reste veuf et ne se remariera jamais avec quelqu’un d’autre par contre, si un pingouin meurt, la femelle va se remarier avec un pingouin pour avoir des bébés. A cause de la tempête d’hier, nous n’avons pas pu voir de lions de mer car il y avait encore de grosses vagues et on ne pouvait pas y accéder. Par contre, nous avons eu la chance de voir 2 loutres ce qui est rare surtout dans la nature car il n’y en a plus beaucoup !!! La loutre est le plus petit mammifère marin. Nous avons vu de nombreux pélicans. Ils avaient un bec coloré. Nous en avons vu plonger. Ces pingouins étaient petits, ils mesuraient 70 cm par rapport aux manchots empereurs qui mesurent 1,20 mètres. Nous n’en avons pas vu car ils se trouvent en Antarctique. Nous avons vu des canards qui ne savent pas voler ; seulement nager. Nous avons vu des trentaines de cormorans. ARIANE

Co-voiturage ou comment découvrir Chiloé

Jeudi, novembre 27th, 2008

Fraîchement débarqués dans l’île de Chiloé, après une courte traversée en ferry de 45mn depuis le continent, nous avons pris le chemin des écoliers au volant de notre monospace Kia. Première location de voiture en Amérique du Sud, farouchement négociée pendant une matinée par Nicolas lorsque le loueur chez qui nous avions réservé a annoncé qu’il n’avait pas de véhicule. Les sièges sont encore propres, Marie a sorti ses CD des vieux tubes de M6 et nous n’avons pas encore essayé le lecteur de DVD (comme les Billot !). Moins d’un kilomètre après le débarcadère, fin de l’asphalte et commencement d’une route de terre à travers les collines recouvertes de pâturages ou de vergers : la Normandie ensoleillée et fleurie au mois de novembre. Aucun véhicule, juste un homme marchant le long du chemin. Je baisse ma vitre, il prend ma place à l’avant et je rends visite aux filles, sur le 8ème siège. Un quart d’heure à discuter : agriculture, pêche, spécialités culinaires, climat….Et nous le déposons devant un autre chemin. C’est le père Philippe de Points Cœur de la Fazenda do Natal qui nous a donné ce bon exemple : il avait proposé à une femme chargée de paquets de l’emmener et les filles, toutes étonnées, s’étaient exclamées : tu crois qu’il la connaît ? Et les enfants sont toujours aussi surprises quand nous ralentissons pour proposer aux piétons, sur les routes de campagne, de partager notre carrosse. En rentrant à Ancud, trajet avec une septuagénaire : tous ses frères sont morts, il ne lui reste que sa sœur qui vit à la campagne, elle est hébergée par « Hogar del Christo », la principale association caritative chilienne fondée par un prêtre jésuite dont la photo trône chez tous les commerçants avec la légende « un saint pour le Chili ». Nous la déposons devant une maison un peu délabrée, face à l’océan, qu’elle partage avec cinq autres personnes. Elle nous demande combien elle nous doit : pour le coup, c’est à nous d’être étonnés : le covoiturage est-il parfois payant ? Nous sommes contents de partager ces petites tranches de vie. Dommage que ce ne soit pas aussi facile et sûr chez nous, à moins que ce ne soit qu’un préjugé de quasi-parisienne.