Le royaume du million d’éléphants…

Jeudi, mai 21st, 2009

Laos, le royaume au million d’éléphants. C’est vrai, des photos sur toutes les pages du magazine de la compagnie Lao Airlines. Des sculptures dans tous les temples de Luang Prabang. Et quelques centaines d’animaux vivants : bien maigre pourcentage, toujours en déclin. Les animaux sauvages voient leur habitat et leur nourriture ravagé par les coupes forestières, faites au profit de la Thaïlande et maintenant de la Chine. Les animaux domestiques sont utilisés pour défricher les parties de forêt où les engins à moteur ne peuvent pas circuler ! Exténués après une journée de travail, les mâles n’ont pas la force d’aller folâtrer avec une charmante pachyderme et les propriétaires de femelles n’ont pas les moyens de laisser au repos une femelle les longs mois de sa grossesse (vingt-quatre me semble-t-il) et de nourrir un petit pendant ses quinze premières années, avant qu’il puisse commencer à travailler. Pas beaucoup d’avenir pour l’animal qui symbolise le Laos, surtout lorsque le gouvernement décide d’offrir deux des six éléphanteaux recensés dans le pays à la Corée ! Une association française Elefantasia, créée par deux Sup de Co Toulouse, se préoccupe de la défense des pachydermes laotiens : pour les sédentaires, vous pouvez vous promener sur leur site; pour les plus aventureux, monter sur le dos de ces grosses bêtes pour des tours de deux à cinq jours. J’aurai aimé me laisser nonchalamment balancer au-dessus de leurs grosses oreilles mais j’ai craint que Marthe aille leur tirer la queue et se fasse écrabouiller.

Le bain des elephants

Vendredi, février 20th, 2009

Une menace planait sur les enfants : « Si vous n’êtes pas plus attentives les unes aux autres et plus positives, vous ne visiterez pas le camp des éléphants de Dubare ». Avec un peu de bonne volonté de la part des filles et une forte envie de voir de près des pachydermes de la part des parents, nous avons finalement rallié Dubare après notre halte à Rain Forest Retreat.

Voilà les images que nous gardons en tête :

  • un éléphant mâle massif, peu enclin à se laver ce matin là, traversant la rivière d’un pas pesant après une longue discussion de baryton avec son cornac, qui en a été quitte pour mouiller son dhoti.

  • un éléphanteau, qui devait tout de même approcher la tonne, s’allongeant sur le cou de sa mère en un tendre calin pendant qu’elle profitait de la fraîcheur de l’eau, couchée de tout son long, la trompe et son petit oeuil malin dépassant.

  • un cornac se lavant scrupuleusement les dents et se rinçant la bouche avec l’eau de la rivière, alors que des crottes pachydermiques flottaient à quelques décimètres, fraîchement éjectées de l’intestin d’un animal.

  • un gamin juché sur le cou bossu d’un éléphant, usant d’un crochet sur son oreille pour lui faire mettre genou à terre ou le faire se coucher entièrement dans l’eau.

  • la fabrication puis la cuisson de boulettes de deux ou trois kilos, dont la couleur et la texture rappelaient étonnamment la bouse de vache.

  • les bâches bleues du personnel du camp, accrochées aux branches des arbustes pour former des tentes, avec des braseros pour faire la cuisine. A Dubare, mieux vaut être un éléphant !

Eléphants à tribord

Lundi, février 16th, 2009

Vers cinq heures de l’après midi, nous sommes retournés à la réserve pour cette fois-ci tenter de voir des éléphants. Nous regardons encore des daims mais nous nous arrêtons et je ne vois rien à l’arrière de la jeep. Tout d’un coup, je vois une queue sortir des bambous, cachée par d’autres bambous. Nous voyons petit à petit une trompe puis un éléphant entier. C’est une vieille femelle de vingt deux ans selon notre guide. Pendant dix minutes nous avons pu tranquillement l’observer, faisant ses besoins (énormes….) et arrachant des branches de bambous pour se nourrir. Sur la piste, il y avait beaucoup de crottes d’éléphants : il faut dire qu’on les voit bien. Nous sommes un peu déçus de n’avoir vu qu’un seul éléphant. Nous quittons la réserve pour rentrer à notre auberge. A peine parvenus à la route, nous surprenons sur la bas-côté une famille d’éléphants : la femelle entouré de son petit de l’année, un adolescent mâle (je l’ai reconnu car il n’y a que les mâles qui ont des défenses) et un autre jeune. Tout d’un coup, la mère « trompette » (Sybille et moi avons cru qu’il allait charger) et fait demi tour en fonçant dans les bambous. Hier, en rentrant à pied sur la route, je ne comprenais pas pourquoi il fallait marcher vite comme le garde forestier que nous avions rencontré nous l’avait conseillé : si nous étions passés à côté d’eux, les éléphants auraient pu charger à cause du bébé.
C’était génial!!!!!!!! ARIANE

Bisons à babord

Lundi, février 16th, 2009

Réserve naturelle de Wyanad, à la frontière entre les états du Kerala et du Karnataka. Vers 6 H 45 du matin, Maman frappe à la porte assez fort et le réveil fut un peu tourmenté parce que les parents ne se sont pas réveillés. Le froid dehors me réveille. Il commence à faire jour et nous montons dans un 4×4 où nous nous serrons un peu car nous avons froid. Nous entrons dans une réserve d’éléphants où il y a aussi 16 tigres et 12 léopards. Pour mettre toutes les chanves avec nous, il y a un autocollant avec Jesus, un dieu indhou et une representation musulmane…Les premiers animaux que nous voyons sont des singes. Un animal habituel pour nous. Sur la route, nous distinguons assez bien une trace de serpent énorme qui est passé par là il y a moins d’une heure. Tout d’un coup j’entrevois au loin une gigantesque boule de fourrure marron. Ca ne peut pas être un éléphant. Nous nous approchons et nous constatons que des bisons d’Inde nous regardent. Comme a dit Maman « merci Ariane, tu nous as fait gagner une bouteille de champagne. »Nous avons aperçu des tas d’oiseaux différents et à un moment, un rapace a foncé sur un animal et est reparti avec une poule entre ses serres. Nous avons entrevu des coqs sauvages : les poules que nous avons en France sont originaires d’Inde. Quand nous avons croisé une voiture, ils nous ont dit qu’ils avaient vu un éléphant à quelques kilomètres donc nous avons foncé mais nous n’avons rien vu. Nous avons regardés des écureuils d’un mètre au pelage roux qui ressemblait vraiment à une belette : on le nomme l’écureuil géant Malabar. Nous avons observés beaucoup de daims avec de très beaux bois. Nous n’avons pas vu d’éléphants mais nous avons observés tout un troupeau de bisons avec le gros mâle, la femelle et des petits. Ils étaient une dizaine. J’ai vu des griffes de tigres sur des arbres. ARIANE