Diocèse vert et confiture de goyaves

Vendredi, juillet 31st, 2009

A force de déguster la confiture de goyave, nous n’avons pas encore eu le temps de rédiger l’article sur le diocèse vert mais Nicolas l’a juré -croix de bois, croix de fer- vous saurez un jour ce que plantent les catéchistes de Manakara.

Des enfants français : quelle aubaine !

Vendredi, juillet 31st, 2009

On aime bien, on aime beaucoup, on est toujours très contents de retrouver des enfants français pour jouer à l’autre bout du monde, surtout quand la Maman (Stéphanie en l’occurence à la poêle) fait des crêpes comme une Bretonne. Alors, tant qu’à aimer, nous avons abandonné quatre de nos filles pendant que nous accompagnions Arnaud à une réunion “Diocèse vert”. Constat : nos enfants peuvent survivre quelques heures sans nous sans paraître trop malheureux.

Les coopérants FIDESCO au service de Notre Dame des Alagados

Mercredi, novembre 5th, 2008

Damien (un monsieur qui travaille à Fidesco,une association catholique), est venu nous chercher au pied de l’ascenseur qui relie la ville basse à la ville haute. Nous avons rencontré des enfants et nous leur avons expliqué notre projet ESPERANCE 7. Ces enfants sont pauvres et certains abandonnés. J’ai trouvé qu’il étaient assez bruyants. Il y avait quasiment plus de filles que de garçons. Pendant le temps de soutien scolaire, avec deux séminaristes de la Communauté de l’Emmanuel, nous avons visité l’église de Notre Dame des Alagados : elle a été fondée par Jean Paul II lors de son premier voyage au Brésil en 1981. Près de l’autel, il y a la photo d’une petite fille avec le Pape : elle voulait lui offrir un bateau qu’elle avait construit mais elle n’arrivait pas à s’aprocher de lui. Finalement, elle a pu lui parler et le Vatican a ensuite payé ses études; maintenant elle habite dans un quartier riche de Salvador de Bahia. La paroisse est entourée de grilles et de fils de fer car le quartier est violent. La semaine dernière, une dame a été attaquée à la sortie de la messe. Ce jour là, les enfants aidés par Mathilde et Sébastien avaient sport. Nous avons joué à l’épervier mais Papa a laissé son sac à dos pour ne pas se faire voler son appareil photo. Dans le groupe, il y avait un garçon qui tapait car il est d’une fratrie de 7 enfants, il n’a plus de parents et il vit avec son grand - père, sa tante et son oncle fou. Les 40 enfants ont mangé à la cantine de la paroisse car chez eux il n’y a pas toujours à manger. Au Brésil, la cantine est normalement gratuite à l’école pour que tous les enfants mangent régulièrement. Il y avait une petite fille qui est très pauvre car son père est mort, ils sont 2 enfants et sa mère avec une brouette rammasse les canettes et gagne 15 reais (6 euros)  par semaine en travaillant tous les jours.Nous sommes allés manger avec 3 couples de Fidesco et leurs enfants. Ensuite, nous sommes allés à “rêve de maman”. C’est  un endroit où des bénévoles de Fidesco aident des femmes qui tout à coup savent qu’elles sont enceintes et qui ne sont pas prête à accueuillir un bébé. Nous avons commencé à faire une prière avec elles. Les bénévoles, avec des dons qu’elles reçoivent de France achètent des tissus. Les dames font de la couture: des couches, des draps, des couvertures et quand elle ont fini ça, elle font des habits. Ca les aide à mieux aimer leur bébé. Il y avait une dame qui a 16 ans et une autre dame qui attend des jumaux. Une fois qu’elles ont accouché, elles n’ont pas le droit d’apporter leur bébé de plus de 6 mois pour laisser la place à d’autre femmes. Il y avait même une femmes qui a déjà 4 enfants et son dernier enfant a7 mois et son rêve était qu’elle revienne à “rêve de maman” …. Il y avait une dame qui s’occupait de la machine à coudre. C’était très intérressant. Nous sommes allés rencontrer les soeurs de la Miséricorde qui sont habillées comme Mère Térésa. Elles s’occupent de personnes âgées malades. Elles gardent aussi des enfants comme dans une garderie. ARIANE

Au pied levé, en moins de 48 heures, les trois familles de coopérants se sont organisées pour que nous puissions arriver sans encombre à la paroisse de Notre Dame des Alogados (marais en portgugais), comprendre les activités qu’ils y mènent et nous rencontrer autour d’un déjeuner. Ils n’ont sans doute pas la trentaine mais déjà charge de famille avec les responsabilités que cela implique dans un endroit où les conditions sanitaires sont assez limitées : comment traiter la gale d’un enfant ? quelle protection offrir aux petits contre les moustiques qui véhiculent la dengue ? Ils ne vivent pas dans un dénuement aussi grand qu’à la Fazenda do Natal mais l’insécurité règne dans ce quartier arraché aux marais il y a peu de temps sans que l’odeur ait été éliminée. La drogue et les armes ne sont jamais bien loin semble-t-il. Ils ont l’air heureux de partager avec nous, de nous faire découvrir ces enfants ou ces femmes qui sont devenus leur horizon et leur objectif pour quelques mois. Ils ont à coeur de mener à bien leur mission, en l’appuyant sur la prière et l’eucharistie et cela transparaît dans leur comportement : pas de jugement complaisant comme pourraient l’avoir de jeunes expatriés dans un pays en voie de développement. C’est assez rassurant de voir des jeunes s’engager dans une démarche désintéressée en sachant répondre à l’appel qu’ils ont reçu.