Des marchés hauts en fruits

Dimanche, mai 3rd, 2009

Les fruits d’été seront bientôt sur les étals des marchés français. Pour vous mettre en bouche, voilà ceux que nous dégustons ici à tout moment de la journée : pomelos, mangues, fruits du dragon, pasteques,jacquier, sans oublier les mangoustans, ramboutans, fruits de la passion et lychees.

Manger “local” et se gorger de cerises à Noël

Mardi, décembre 23rd, 2008

Manger « local », c’est ce que nous faisons quotidiennement, parfois à l’extrême lorsque Marthe goûte aux crottes de capibara brésilien….La découverte des habitudes alimentaires et saveurs culinaires d’un pays ou d’une région participe beaucoup dans la connaissance de cet endroit et dans son appréciation. Au Brésil par exemple, où je m’imaginais manger des haricots rouges tous les jours, la variété des plats du Minas Gerais puis des jus de fruits a été une très bonne surprise et les enfants se sont mises à réclamer des boissons aux goûts exotiques, en retenant le nom brésilien que j’oubliais généralement. A la fazenda Points Coeurs, les repas -assez maigres- étaient le temps principal de communion et de partage avec les enfants brésiliens. Dans les endroits très touristiques comme à San Pedro, la tentation d’une quiche lorraine ou d’une crêpe au camembert surgit parfois : j’explique alors aux filles qu’il y a bien peu de chance que la quiche qu’elles pourraient déguster à 10.000 kms de Fontenay sous Bois soit à la hauteur de celle de leur Maman…et surtout que les abricots ou figues achetées au paysan qui vient de les cueillir dans les vergers de l’oasis seront bien meilleurs et lui procureront un revenu. Dans ce cas précis, les conséquences sur nos systèmes digestifs n’avaient pas été prévues (les fruits murs et chauds ont d’excellentes vertus laxatives) mais nous remarquons que nos enfants comprennent et appliquent sans beaucoup de difficulté ce principe de manger des produits locaux, qui peut subir une exception devant un pot de Nutella….. Je crois qu’elles sont aussi fières d’accomplir un geste « éco-citoyen » en évitant de manger des produits transportés par avion et par camion sur de grandes distances. En France, nous leur expliquons que manger les fruits à contre-saison est une ineptie puisque leur acheminement depuis l’hémisphère sud a exigé beaucoup de carburants et que leur saveur est inversement proportionnelle à leur impact écologique et à leur prix. Leçon parfaitement retenue et appliquée : au Chili, il ne se passe pas un jour sans que nous nous régalions de fraises, framboises et cerises de la région des Lacs; avec Ariane, nous nous sommes aussi lancées dans la viande de lama, que nous avons beaucoup appréciée.

Je suis fière de l’adaptabilité culinaire de nos filles et de leur faculté à comprendre que les produits alimentaires sont meilleurs, permettent aux communautés locales de vivre et polluent moins quand ils sont consommés proches de leur lieu de récolte ou production.

Miel au jardin d Eden

Jeudi, octobre 16th, 2008

Intermède « Miel Espérance » dans la mission de Kinomé.

Nicolas visite avec Xavier des plantations d’açai, financés par des bailleurs de fonds de Péabiru : l’açai est un palmier dont le fruit, une fois transformé, forme une pâte semi-liquide rouge foncé dont l’aspect est proche du chocolat. Ce dessert, très gras et nutritif, se mange avec du tapioca et constitue un plat national au Para. A proximité des terrains sableux plantés se trouve une exploitation apicole tenue par Carlos l’Argentin. Peut-être une source d’approvisionnement possible pour Miel Espérance, surtout que Donatella a parfaitement compris le procédé de fabrication…

Nous poursuivons avec le jardin d’Eden, une petite ferme où poussent la plupart des fruits brésiliens : açai bien sûr, ananas, jacquier, mangues, fruits de la passion, oranges douces, coco. La propriétaire cueille des cajous avec un ingénieux système de bouteille découpée accrochée à une canne de bambou : quelques minutes plus tard, elle nous sert un délicieux jus de cajou, peu astringent  grâce au lait ajouté et qui fait passer les crevettes en saumure trop salées ! Avec son bassin qui sert de piscine et de lavoir, la rivière au fond du jardin pour les bains plus rafraîchissants  et la pêche, sa variété d’arbres fruitiers  et son poulailler, cette propriété pourrait servir de modèle de la manière dont la campagne reste souvent plus facile à vivre que les villes surpeuplées et polluées. Pour clore la démonstration, nous poursuivons jusqu’aux ruches. Pas de risque d’être piqué, ces abeilles sont sans dard : elle expriment cependant leur mécontentement d’être dérangées en s’accrochant aux cheveux de Dona. Les enfants sont enchantées : elles apprécient les rayons de miel qu’il faut sucer come Balou et la gelée royale.