La mer d’émeraude, une eau aussi claire qu’en Corse !

Jeudi, juillet 16th, 2009

Promis, juré, craché : nous n’avons pas de filtres sur nos appareils photo; la mer d’émeraude de la baie de Ravana porte bien son nom. Je n’en dirai pas autant du bateau à moteur (moteur, il y avait mais l’essence est chère à Madagascar…) ni des gilets de sauvetage (il y en avait bien un par personne mais sans les flotteurs, juste la veste orange fluo, pas de quoi sauver grand monde). La nature est si belle que même lorsque la logistique laisse à désirer, la journée reste dans les annales avec des raisons différentes pour chacun : poissons cuits sur la braise et écrevisses fraîches accompagnées du riz bouilli dans le lait de coco pour Nicolas,  nouvelles têtes pour Barbara et Marie avec les tresses locales, baptême de plongée pour Hery, enfouissement sauvage dans le sable par ses cousines pour Jérémie, lutte contre une pince de crabe pour Marthe, promenade avec Donatella pour moi le long de la grève…comme en Corse !

Comment gérer le luxe à Morondave ?

Vendredi, juillet 3rd, 2009

Promenade sur la grève au coucher de soleil, plongeons dans la piscine déserte de l’hôtel, cuisine raffinée, bungalows en palissandre luxueux : et dire que Perrine et moi avions annoncé aux enfants que Madagascar était pauvre, très pauvre. Les épicuriens profiteraient de cette aubaine -l’hôtel haut de gamme de la région à un prix réduit en raison de l’absence de touristes-, pour ma part, les sentiments de décalage et de gêne dominent. Comment se laisser dorloter dans notre resort quand la ville de Morondave semble tout droit sortie d’un cyclone, avec des habitations éventrées le long de la mer, des toilettes publiques sur la plage, une absence complète de restaurants ou commerçants qui feraient un pont entre la population locale et les touristes. Ce malaise nous poursuit quand nous descendons de notre minibus privé pour découvrir des gamins aux shorts troués, qui n’ont pas le moindre souvenir ou la moindre boisson à vendre aux rares visiteurs. Trop de différence peut conduire à l’indifférence mais nous ne sommes pas encore assez anciens dans l’île pour être habitués ou anesthésiés.

Alter do Chao, paradis au coeur de l´Amazonie ?

Mardi, octobre 21st, 2008

Alter do Chao, c’est la carte postale ou le poster qui symbolise l’Amazonie dans les agences de voyage. Rien à voir avec l’enfer vert : une lagune Lagoa Verde séparée du fleuve Tapajos par un bras de sable d’un blanc scintillant, quelques paillotes aux toits de palme, des bateaux aux couleurs exubérantes. A la saison des pluies, les eaux montent de 6 à 10 mètres : seule la cime des arbres reste visible. Les touristes sont encore rares : des habitants de Santa Rem qui viennent se détendre le week-end ou des riches brésiliens de Rio ou Sao Paulo qui peuvent mettre 400 euros dans un billet d’avion.

Nous sommes venus rencontrer Wim, un hollandais élevé dans les Caraïbes, marié à une Brésilienne, constructeur à ses heures de villas en bois pour millionnaires et surtout défenseur de la forêt amazonienne. Malgré notre coucher à 2 heures du matin –tous les avions volant en Amazonie ont des horaires nocturnes- nous nous réveillons tôt aux cris des singes hurleurs. La maison que nous louons sur le même terrain que celle de nos hôtes, est très proche de la forêt et les bruits, inconnus pour la plupart, n’ont pas discontinué de la nuit. Comme d’habitude, pas de vitres pour notre nouvelle demeure mais je suis contente qu’il y ait des moustiquaires aux fenêtres…

Pas besoin de plan du village pour trouver l’eau : il suffit de poursuivre pendant 300 mètres le chemin de terre qui longe la propriété pour accéder à la lagune. Wim nous a mis en garde contre les raies dont la piqûre est extrêmement douloureuse et est ressentie pendant deux mois. L’eau est trouble à cause des alluvions et le sol est vaseux : il n’y a quasiment pas de fond et l’eau est douce et chaude –au moins 30°-. L’impression est bizarre et s’apparente à nager dans son bain : je dois reconnaître que je préfère la Méditerranée à l’Ile Rousse ! D’ailleurs, nous finirons la journée à la piscine d’un hôtel de luxe,désert, qui apprécie que la bande des 7 enfants (les MADAM accompagnées d’Aïcha et Joshua) mette un peu d’animation dans leur jardin.Nous ramassons les détritus qui traînent sur la plage et les enfants commencent une collection de pierres du monde : les bagages ne sont pas près d’être allégés.

En fin d’après-midi, nous allons à la jetée sur le fleuve Tapajos admirer le coucher de soleil et des dauphins font quelques cabrioles dans l’eau, juste pour Marthe ?