Luge sur les pentes du volcan Osorno

Jeudi, décembre 4th, 2008

Nous sommes à Puerto Varas avec son église « Guten Tag » comme dirait Marie. Tous les villages qui bordent le lac Llanquihue ont été créés par des colons allemands et les maisons et l’église ont donc été copiées sur des monuments de leur pays. Nous avons visité la Fondation Pumalin car Papa connaissait la responsable : elle a été créée par un milliardaire (fondateur de la marque Esprit) pour préserver une immense forêt en Patagonie que nous devions visiter. Malheureusement, nous n’avons pas pu y aller car le volcan de Chaiten rend la visite trop dangereuse. Par contre, nous avons vu de magnifiques livres édités par la Fondation sur les animaux, les forêts et aussi les dangers de l’agriculture moderne, des sports de loisirs automobiles. J’aurais bien voulu en acheter un mais ils sont envoyés à des hommes politiques ou à des associations pour leur faire comprendre les problèmes écologiques. A la place, nous avons acheté du miel.
Ensuite, nous sommes allés au volcan Osorno. Nous avons pris le télésiège. Quand le télésiège commençait, comme c’était mécanique, ça nous bottait les fesses ! Du télésiège, on voyait la Cordillère des Andes, quelques autres volcans enneigés, la mer… A l’intérieur du volcan, il y avait un autre volcan évidement beaucoup plus petit. Nous avions emporté notre k-way même si nous étions qu’à 1750 mètres d altitudes. Le volcan lui mesurait 2750 mètres d’altitudes. Arrivés en haut du 2ème téléphérique, nous avons couru dans la neige. Je n’ai jamais vu autant de neige de ma vie. Heureusement nous avions notre k-way qui servait de luge ! On s’asseyait sur notre k-way et on glissait super vite. Il y avait même une bosse au milieu de la descente. Quand on se donnait tous la mains, on se retrouvait parfois en arrière et il fallait très vite se remettre en avant ! La neige était tellement froide qu’on n’arrivait même pas à faire une boule de neige. Marthe pleurait car elle était en short, meme si elle avait sorti son nouveau bonnet de laine acheté á Chiloé. J’ai réussi à monter la plus haute dans la neige. On avait une vue magnifique. C’était épatant car la neige blanche recouvrait la lave noire en formant comme un tableau de sable ! Pour descendre, il était possible de prendre une tyrolienne. ARIANE

Le Plaza Athénée…olé

Lundi, décembre 1st, 2008

Décidément, le sujet du logement revient souvent à Chiloe… Nous avons été délogés pour une nuit de notre palace de Castro par un groupe de 44 personnes : l’année scolaire se termine au Chili et la fin de l’année calendaire aidant, la saison touristique démarre. Voiture chargée, nous partons pour le sud de l’île qui devait nous servir de point de passage pour la Patagonie continentale : nous avions prévu un ferry de 5 heures pour Chaiten puis la Carretera australe pendant 300kms. Une solution intermédiaire pour se donner un goût de Patagonie, dont le seul nom fait rêver, sans pour autant affronter les 3 jours de bateau qui séparent Puerto Montt et Puerto Natales (version initiale de Nicolas). Mais non, les volcans en ont décidé autrement. Il y a six mois, un volcan non signalé par les sismologues a fait éruption, enfouissant sous des torrents de boue une ville de 3000 habitants. L’activité sismique étant toujours forte, le ferry a suspendu ses mouvements et accoste bien plus au sud, après 30 heures de navigation. Trop pour moi, nous admirons donc les chaînes de Patagonie depuis Chiloe et c’est… magique. Nous longeons la côte qui fait face à la Patagonie : quelques maisons de pêcheurs regroupées autour d’une église de bois et d’un cimetière fleuri, la mer parsemée de parcs à saumons et les volcans enneigés, tout proches. Si proches que nous trouvons des pierres ponces sur les plages. Malgré la poussière sur les chemins non goudronnés, nous enfilons les kilomètres pour ne pas rater une vue de ce spectacle incroyable, toujours convaincus que nous avons le plus beau point de vue, pour nous détromper quelques tournants plus tard. Quand Donatella se lasse de ces paysages, elle se lance avec Antonia dans des jeux en « francoportugnol ». Les rôles de la maîtresse et de la maman ont fait place à l’office du tourisme et surtout de l’aubergiste. Echange de plans avec annotations, négociation pour les chambres (Antonia ne fait pas payer les enfants…normal, elle en a 10 !), achat de « papel hygienico » : les indispensables du voyage, en trois langues, avec une participation de plus en plus active de Marthe.

Les heures passent et nous arrivons vers 21heures à Queilen : rien n’indiquait sur le plan que la route n’était pas goudronnée. La nuit n’est pas encore tombée, le tour du village est rapide : pas de perte de temps dans le choix du logement. Il n’y en a qu’un : le Plaza. Avec un nom pareil….Première porte à gauche : erreur, c’est la « schopperia » où cinq habitués alignent des bouteilles sur les tables dans des volutes de tabac. Tentative à droite : restaurant avec nappes en plastique grasses où l’odeur du tabac est remplacée par celle du poisson. A l’étage, salle de bain : j’interdis aux enfants d’y mettre les pieds pour autre chose que le lavage de dents, la plage toute proche suffisant pour le reste… Les chambres sont étouffantes avec la vague de canicule qui s’est installée sur l’île, les couvertures sentent tellement la fumée que nous tournons une vidéo pour une campagne « anti-tabac » qui pourrait presque convaincre Myriam. Marie propose de coucher dans la voiture, Ariane est convaincue qu’il y a de la drogue cachée sous le plafond. Un entraînement pour l’Inde, une occasion de faire contre mauvaise fortune bon cœur, un slogan que toute la famille reprend en cœur « le Plaza Athénée ….olé » et finalement, une bonne nuit de sommeil. Et en prime, au réveil, un spectacle inédit organisé par les Carabiniers : ils se garent en pleine rue, nous imaginons la poursuite d’un malfaiteur de haut vol. Et non, il s’agit de la chasse des vaches qui broutent dans les jardins de la place et viennent boire dans les fontaines du monument aux héros.

Rapa Nui selon Ariane

Samedi, novembre 22nd, 2008

A l’Ile de Pâques, j’ai ressenti de la peur lors de la fausse alerte de tsunami mais en même temps, c’est très agréable de se réveiller avec le bruit des vagues et c’est super de voir de sa chambre les surfeurs sur l’eau !!! Où que tu sois, tu es à côté de l’océan puisque c’est une île toute petite. Je trouve qu’il y a beaucoup de chiens mais pas beaucoup de voitures. Il y a un magnifique artisanat en pierre ou en bois le matin au marché !!! J’ai beaucoup aimé la plage Anakena avec les mohais et j’ai adoré faire du snorkeling malgré la fraîcheur de l’eau. J’ai moins aimé le volcan Orongo mais le cratère était splendide avec les marécages et l’eau quasiment noire. Sans oublier les pétrogryphes et les magnifiques reflets des nuages dans l’océan. J’ai beaucoup aimé aussi avec Lili quand elle nous a fait la guide. Elle nous a expliqué des tas de choses. C’était super quand dans le port, nous avons aperçu 2 tortues d’1,50 mètres. J’aimais bien manger des glaces devant les rouleaux de vagues s’éclatant sur les rochers. Quand je prononce le mot « Ile de Pâques » ça me fait rêver. Même si on ne mangeait que du pain, je trouve que j’ai mieux mangé qu’à Santiago au restaurant !!! J’ai adoré les mohais avec leur gros nez de patates. Je trouve qu’il y avait beaucoup d’arbres dans la ville. Par contre, sur le sentier pour aller à un site, il y en avait peu. D’ailleurs certains disent  que la civilisation a disparu car il n’y avait plus d’arbres. J’ai adoré l’Ile de Pâques !!! Avec un super petit déjeuner dans le super hôtel avec Lili et Taddéo le Pascuan (habitant d’ici). C’était génial !!!!!!!!!!!!!! ARIANE

Note de l’éditeur : Vous n’avez pas raté le flash info de France Télévision sur le tsunami au large des côtes chiliennes. Nicolas ayant entendu la sirène à plusieurs reprises alors que les surfeurs sortaient de l’eau a préféré prendre ses précautions. Il a mis les gilets de sauvetage aux deux petites et nous a fait grimper en haut de la colline de l’église, au cas où…

Rapa Nui selon Donatella

Samedi, novembre 22nd, 2008

Quand je suis arrivée, j’ai ressenti de l’amour grâce à l’Ile de pâques et à sa beauté,mais aussi grâce à Lili qui nous a accueillis avec un collier de fleurs . Un monsieur nous à mis les bagages dans la voiture et ça m’a épaté. Je trouve que la langue est très jolie et très douce. J’ai aussi trouvé que c’était très calme au bord de l’eau et avec la roche et les gros rouleaux. J’ai  senti la nature car il y avait beaucoup de poissons et d’énormes tortues et beaucoup de chevaux et beaucoup de chiens .J’ai trouvée ça unique au monde : il y avait des volcans magnifiques, des falaises, des statues (nommées mohais) splendides.  Au pied des mohais, de l’eau fraîche. Mais l’Ile de Pâque était très sèche et il avait beaucoup de feux. J’ai senti l’odeur de la nature, de la joie de vivre et de la mer sur cette Ile !

Nos connaissances sur l’île de Pâques

Jeudi, novembre 20th, 2008

Au cours d’une promenade avec Lili, nous avons pris en note la plupart des informations qu’elle nous a communiquées sur la civilisation qui a construit les célèbres Mohais de l’ile de Pâques.

Les statues :

Dans l’île, il y a 1056 mohais, construits entre le XIIème et le XVIIIème siècle. . Au début, les mohais était jaunes mais comme la pierre s’est oxydée, ils sont devenues gris.  En moyenne une statue pèse 20 tonnes. Les mohais ne font pas la moue mais ils ont toujours la bouche en avant naturellement comme les Polynésiens. Les oreilles ont l’air longues car elles sont plates et pas arrondies. Les statues représentaient un chef du village ou un descendant d’un roi car sous ces statues, quand le chef était mort, il y avait ses os d’un chef et même s’il était mort, son pouvoir montait en cette statue et se rediffusait par le regard du mohai sur le village. Sur leur tête est posé un chapeau : en fait ce ne sont pas des chapeaux mais les cheveux attachés car pour eux, les cheveux étaient importants car c’est la partie du corps la plus rapprochés du ciel. Pendant la révolution, toutes les statues ont été renversées face contre terre pour que leurs yeux en corail soient cassés.

Volcan Rano Raku :

Dans le volcan Rano Raku, il y a 395 mohais dont 148 cassés. C’est ici l’endroit où ils sculptaient et qu’ils emportaient les mohais aux sites Nous avons vu une statue cassée en 3. Dans ce volcan, toutes les statues sont à moitié enterrées. Tous les sculpteurs commençaient d’abord par la tête. Le toki était l’outil en pierre pour tailler ces statues. Nous avons vu la plus grande statue de l’île : 21 mètres. Une autre statue mesurait 18 mètres et rien que sa tête mesurait 4,50. En travaillant tous les jours, en 5 mois ils avaient sculpté  la statue mais ils ne travaillaient pas tous les jours car l’argents qu’ils gagnaient était la nourriture et il n’y avait pas de la nourriture tous les jours. Pour fabriquer cette pierre, il fallait du sable, de la terre et de la roche :ça s’appelle le tuf. Dans l’île, il y avait 250 villages. Les statues étaient numérotées. Sur une statue, nous avons vu qu’elle avait un tatouage. Ce tatouage se faisait avec de la suie de plantes. (more…)