Les “momos” en Inde

Dimanche, avril 5th, 2009

Notre séjour en Inde tire à sa fin : unanimement, nous sentons que ce pays va bien vite nous manquer, qu’il nous a marqués comme aucun autre jusque là. Contents bien sûr de quitter la chaleur et les moustiques pour quelques jours d’agrément à Hong Kong et au Japon -notre patrie d’adoption- mais déjà en manque de sourires, de rencontres d’une minute ou d’une semaine, de bruits de klaxons, de vaches nonchalantes, de saris aux couleurs du printemps, de goûts épicés, de chauffeurs de bus adaptes de Mario, de thé sucré au lait et à la cardamone, de levers matinaux pour pratiquer yoga ou gym, d’odeurs nauséabondes, de questions répétititves, de colliers de fleurs dans les cheveux tressés et de bindis.

 En guise d’au revoir à ce pays, nos momos dans des situations typiquement indiennes… mais aussi comme lien avec Hong Kong, où nous partons retrouver Julian, le parrain d’Antonia et notre pourvoyeur en petits ours plastifiés de Shanghaï. 

Le foyer Saint Jean pour enfants dans le besoin : de 5h. à 22h30

Mardi, mars 31st, 2009

Le foyer Saint Jean pour enfants dans le soin sert aussi à accueillir les familles de voyageurs sans logement fixe, mais avec des horaires et un régime alimentaire distincts !

Commençons par la nourriture : matin, midi et soir, les cent soixante enfants reçoivent une assiettée de riz, agrémenté de soupe de lentilles et légumes, qu’ils mangent sur le terre-plein de terre qui précède leurs chambrées. J’espère que les bananiers que chaque membre de notre famille a plantés, en souvenir de notre passage, pourra rapidement leur procurer de l’ombre car le soleil est déjà haut quand le petit déjeuner est servi à 8h30.

Précédant ce premier repas de la journée, plus de trois heures d’activité : prière, yoga, lecture, travaux communs, lavage du linge et toilettes. De quoi arriver en classe bien réveillé !

Après l’école, le rythme est toujours soutenu avec les devoirs jusqu’au dîner, puis le chapelet et la prière. Je me demande quand ces enfants, âgés de 8 à 20 ans, orphelins pour beaucoup, s’arrêtent de travailler. Ils sont à l’image de ce pays où la vie semble en perpétuel mouvement, où le sommeil se compterait plus en minutes qu’en heures –quitte à se rattraper avec une petite sieste dans son rickshaw, derrière un bureau ou à même le trottoir-. Travailler pour échapper à la misère, portés par des slogans sur les murs (mon préféré est : Low aim is a crime, dû au rédacteur intouchable de la constitution indienne, le docteur Ambedkar), des portraits (Jésus à côté de Che Guevara….), l’énergie infatigable du père Suresh et l’exemple des « promotions précédentes qui s’en sont sortis.

La vie n’est pas luxueuse au Foyer, entre l’eau qui n’est pas très courante, sauf quand elle est pompée manuellement à cent mètres des bâtiments, l’électricité qui est coupée plusieurs fois par jour et les douches qui sont à l’extérieur. Mais c’est le moyen pour ces jeunes d’avoir accès au logement et à l’éducation malgré leur condition sociale et économique. Autre point positif : les plans du foyer ont été réalisés sur la base des demandes exprimées par ses utilisateurs, grâce à un concours de dessin et une liste de souhaits. Un bel exemple de démocratie participative, qui évite un beau projet imaginé derrière un bureau, dans une ville ou à l’étranger, qui se révèle à l’usage irréalisable ou éloigné des besoins véritables.

J’oubliais un point important sur le foyer Saint Jean, particulièrement pour les anciens CM2 de l’école Jeanne d’Arc de Fontenay sous Bois : une partie de la peinture des murs est due au travail de Nicolas Freixedelo et de son association APSID, comme Marie nous le rappelait régulièrement !

 

Volontaires chez Isha du monde entier

Dimanche, mars 15th, 2009

Interviews menes par Ariane aupres de volontaires rencontres a Isha.

Suzanne, 38 ans, néerlandaise.
Où habitez vous ?J’habite dans un centre de yoga près de Coimbatore en Inde. Isha c’est une organisation qui est dédiée au bien être de chacun et au bien être de la communauté surtout par le yoga.

Quelles sont vos fonctions chez Isha ?J’enseigne le français à l’école, je m’occupe de l’emploi du temps du fondateur Sadhguru, je m’occupe de ses conférences : je suis volontaire.

Aimez-vous votre métier ?J’aime beaucoup vivre dans cet endroit mais ce n’est pas vraiment un métier .

Quels sont les inconvénients ou contraintes ?Je travaille beaucoup mais c’est un travail passionnant où il y a des situations inattendues.

Quelle est votre expérience la plus marquante ?Mon expérience la plus marquante a été d’être initiée à la méditation.

Pourquoi avez-vous choisi cette expérience ?Car je voulais faire quelque chose positif de ma vie et de la vie des autres.

Depuis quand êtes-vous ici ?Je suis ici depuis 3ans et tous les six mois je repars en Europe.

Marie, 43 ans, française.

Quelles sont vos fonctions chez Isha ?Je suis en charge de trouver de l’argent et des partenaires pour le projet de reforestation GreenHands, je suis volontaire.

Aimez-vous votre métier ?Je suis heureuse de faire ça. Pour moi ce n’est pas un métier mais ça fait partie de ma vie.

Quels sont les inconvénients ou contraintes ?Il faut trouver de l’argent vite car la situation va s’aggraver sur l’environnement.

Quelle est votre expérience la plus marquante ?Toutes mes rencontres avec Sadhguru et, de plus en plus, de planter des arbres avec des gens des villages voisins. C’est d’ailleurs pour ça que je suis restée à Isha.

Pourquoi avez-vous choisi cette expérience ?A cause de mes deux expériences marquantes. La chose dans ma tête est de planter des arbres et de réussir le projet.

Depuis quand êtes-vous ici ?Je suis ici depuis 3ans et tous les six mois je repars en France.

Anaan, 24 ans, indien

Quelles sont vos fonctions chez Isha ?De reverdir le Tamil nadu.

Aimez-vous votre métier ?Oui beaucoup.

Quels sont les inconvénients ou contraintes ?C’est que les gens savent que ça va mal, reconnaissent que les arbres sont importants mais ne veulent pas en planter, pas se bouger.

Quelle est votre expérience la plus marquante ?J’en ai deux.A 20 ans, je suis allé dans des villages touchés par le tsunami de 2004. J’ai mangé avec eux pendant un an pour après reconstruire des maisons et planter des arbres. Manger avec eux, ça a débloqué.

En 2006, nous voulions faire une journée pour planter 700 000 arbres et inscrire cette réussite au livre des records. Pendant un an, je n’ai fait que travailler et deux semaines avant le grand jour, j’ai attrapé la varicelle mais j’ai continué à travailler malgré la fièvre. Le jour même, j’étais cloué au lit sans pouvoir rien faire donc je n’ai pas pu participer. Le soir, à la télé, j’ai vu qu’Isha avait planté 850 000 arbres avec 300.000 personnes Plus que prévu !!!!!!!!!

Pourquoi avez-vous choisi cette expérience ?Quand j’était petit, j’allais dans la forêt sauvage et j’ai vu des tigres, des éléphants, des léopards… et au fur et à mesure, je voyais que la forêt était en train de disparaître et je voulais que mes enfants aussi voient ça.

Depuis quand êtes-vous ici ?Je suis à Isha depuis dix ans et depuis qatre ans je participe au projet GreenHands. C’est mon père (en photo) qui a initié ce projet.

Tina, 32 ans, libanaise

Quelles sont vos fonctions chez Isha ?Je suis professeur d’ingénierie interne, c’est un cours qui enseigne comment vivre tout le temps heureux.

Aimez-vous votre métier ?J’adore !!!!!!!!!

Quels sont les inconvénients ou contraintes ?Il n’y a pas vraiment de contraintes à part que je voyage beaucoup. Toutes les deux semaines, je pars en Malaisie enseigner.

Quelle est votre expérience la plus marquante ?Le jour où j’ai goûté au silence. Une expérience explosive car dans ma tête ; il n’y avait pas de bruit.

Pourquoi avez-vous choisi cette expérience ?Je trouve que c’est une bonne façon de changer le monde doucement.

Depuis quand êtes-vous ici ?Depuis 8 ans et tous les 6 mois je repars au Liban.

Quel métier faisiez-vous avant d’être volontaire ?Je travaillais dans la gestion hospitalière, en salle d’urgences. C’était très stressant.

Quelles qualités faut-il avoir pour être volontaire ?D’avoir envie de partager son bonheur avec tout le monde car c’est une joie immense.

Nagarupa, attrapeur de serpents

Samedi, mars 14th, 2009

Nagarupa : l’un des nombreux noms utilisés pour Shiva, le premier yogi et le nom donné par Sadhguru à l’un des « moines » d’Isha. Naga comme « naja » le serpent car Nagarupa est capable de sentir la présence d’un reptile, de nuit, en voiture ! Le serpent est un animal important dans la spiritualité du yoga car il transmet l’énergie. Ce moine a donc toujours un sac de jute sur lui et il se passe rarement une journée sans qu’il attrape une de ces bestioles rampantes. Son seul objectif est de la montrer aux enfants des villages ou de l’école pour qu’ils se familiarisent avec cet animal et ne le tuent pas. Aujourd’hui, c’est à nos filles qu’il fait une démonstration. La peur de la bête est inversement proportionnelle à l’âge : preuve sur les photos… Nous avons échappé belle à ce que Marthe garde le serpent pour le reste du voyage.

Initiation au yoga

Vendredi, mars 13th, 2009

Retour à Isha, dans l’ashram proche de Coimbatore, après une dizaine de jours passé dans le Kerala. Les filles sont contentes de retrouver des lieux et des visages connus mais un peu inquiètes à l’idée d’être seules pendant notre formation : Marie n’est guère enthousiaste à l’idée de servir de traductrice pour ses sœurs, Ariane ne veut pas coucher dans une chambre sans adultes. Pour ma part, je ne suis pas très rassurée de laisser Marthe à des inconnus qui ne connaissent pas sa témérité. Heureusement que nous retrouvons sur notre chemin trois Francophones qui vivent à l’ashram: Marie, Suzanne et Tina. C’est sûr, elles vont simplifier notre séjour. D’ailleurs, tout commence bien : nous sommes logé dans la suite présidentielle, la chambre de la propriétaire du journal « Times of India ». Un bain, une douche, une décoration bois et bambou haut de gamme, un lecteur de DVD, une bouilloire comme en Australie : le luxe. Récurage général avant d’oser utiliser lits ou fauteuils.

Deuxième bonne surprise : pour les participants au programme de « Inner Ingeeniring », trois repas sont servis alors que nous pensions reprendre  le rythme 10h-19h. Et quand quantité rime avec qualité, c’est le bonheur.

Troisième surprise : massage inclus dans le programme. Me retrouver, pourvue d’un cache sexe, à me faire arracher les cheveux et entendre le flip-flop graisseux émis par mon postérieur n’a pas été à mon goût mais Sybille et Nicolas ont été grand amateur. Comme quoi…

Dernière surprise : le contenu de la formation puisque nous avons été inscrits à ce module par le hasard du calendrier. Nous voilà donc embarqués, avec un groupe d’une cinquantaine de participants en grande majorité Indiens, dans trois jours qui sont sensés changer notre vie. Pour ma part, ambition limitée : tout ce que je souhaite, c’est apprendre à augmenter mon énergie et à mieux la contrôler. En effet l’exemple des enfants de Isha Home School a été marquant pour moi et j’imagine que la pratique du yoga est pour beaucoup dans leur vivacité et leur concentration.

Vous l’avez deviné : je ne vais pas reprendre tout ce qui nous a été enseigné. D’ailleurs, les mises en garde sont nombreuses sur la tentation de se muer en prof de yoga et je n’ai nulle envie de devenir une active promotrice de ce yoga dit divin.

Les références indiennes étaient constantes : dénomination des postures, citation et allusion à la vie de yogis, fresque murale reprenant les étapes  du fondateur du yoga, rite de remerciement avec des fleurs et de l’encens, chants …. Elles m’ont permis de me rendre compte de la grande spiritualité et de la longue histoire qui imprègnent ce pays mais elles ont surtout été un obstacle pour moi, entre autres choses sur la place accordée au gourou. La relation à la religion m’a aussi gênée : même si les signes des grandes religions sont représentés à l’entrée du temple, les rites hindous sont bien plus nombreux. Dans le même temps, le formateur tournait en dérision toutes les religions, vues comme de pâles moyens de rassurer les foules alors que Dieu se trouverait en chacun de nous dès lors que nous sommes capables d’aller au-delà ou au plutôt au dedans, par les pratiques du yoga.

Pas convaincue donc mais ayant retenu quelques phrases : « Vivre chaque moment comme s’il était le dernier », « Se lancer dans la vie comme un enfant dans un jeu », « Décider d’être dans la joie ».

Reconnaissante pour l’accueil que nous avons reçu, l’attention qui nous a été portée : une organisation parfaite reposant uniquement sur des bénévoles, la prise en charge des filles par des personnes pourtant amplement occupées par leur travail et leurs pratiques de yoga, l’enthousiasme des volontaires qui consacrent leur vie à la promotion de la spiritualité de Sadghuru. Même si je suis peu d’accord avec ce que j’ai compris du message et à défaut d’avoir réellement expérimenté des changements, je reste admirative des projets lancés par Sadghuru et de la coopération qu’il obtient de la population, que ce soit pour planter des arbres, éduquer les enfants de la campagne, soigner les sidéens, apporter des soins dans les endroits reculés, donner espoir dans les prisons….

Isha Home School : Montessori, yoga et spiritualité

Samedi, février 28th, 2009

Isha Home School est un internat situé dans l’Ashram, fondé a la demande de Sadghuru il y a trois ans sur la méthode Montessori agrémenté de yoga et sport Les 120 enfants de six à quinze ans sont issus de la classe moyenne indienne, avec quelques Américains dont les parents travaillent pour Isha. Ils sont entourés d’une quarantaine d’adultes, volontaires pour un temps et moines ayant décidé de consacrer leur vie aux œuvres de Sadguru. Mieux vaut avoir la vocation pour suivre ces jeunes pendant neuf mois, sept jours sur sept, de 5h15 (ce n’est pas une coquille) à 20h30 pour les plus jeunes et 22 heures pour les grands. La recette magique, ce n’est pas en une matinée que je l’ai percée : sans doute un mélange de vie à la campagne, de nourriture saine (pas de viande ni œufs mais pléthore de légumes et céréales), de yoga et prières, de bienveillance et disponibilité des encadrants, d’ouverture vers l’extérieur grâce aux intervenants qui passent par l’ashram. Parole à nos filles après une présentation de notre projet que nous avons faite aux écoliers pendant leur réunion du matin et un tour des classes :

<!–[if !supportLists]–>- <!–[endif]–>Ils mangent bien : quatre fois par jour, aux bonnes heures. Allusion non voilées aux deux repas quotidiens des pensionnaires de l’ashram.

<!–[if !supportLists]–>- <!–[endif]–>Ils sont silencieux et concentrés parce qu’ils font ce qu’ils veulent.

<!–[if !supportLists]–>- <!–[endif]–>Ils ne sont pas timides. Ils sont curieux et leurs questions sont intelligentes.

<!–[if !supportLists]–>- <!–[endif]–>Ils sont souriants.

<!–[if !supportLists]–>- <!–[endif]–>Quand on leur demande s’ils aiment l’école, ils répondent « oui, beaucoup ».

<!–[if !supportLists]–>- <!–[endif]–>Ils parlent très bien anglais, même les plus jeunes.

<!–[if !supportLists]–>- <!–[endif]–>Ils ont envie d’apprendre.

<!–[if !supportLists]–>- <!–[endif]–>Ils font tous des choses très différentes, au même moment, comme dessiner la carte de l’Inde, rouler un chapati, construire des formes géométriques ou lire.

<!–[if !supportLists]–>- <!–[endif]–>Ils ont beaucoup de jeux dans leur salle de classe.

<!–[if !supportLists]–>- <!–[endif]–>A la cantine, il n’y a pas un bruit.

<!–[if !supportLists]–>- <!–[endif]–>Quand ils chantent la prière autour de la flamme, toute la pièce résonne.

 

J’ajouterai seulement : bonne idée de faire faire le service des tables aux élèves et que chacun fasse sa vaisselle, pourquoi ne pas l’appliquer en France. Il y a sans doute toute sortes de règlementations liées à la sécurité et à l’hygiène mais les enfants d’Isha Home School ne me semblaient pas plus malades que les écoliers de l’Hexagone. Autrement, pour avoir un veau ou un bufflon par classe, c’est sans doute plus compliqué.

J’ai été impressionnée par les valeurs qui animent ces enfants. Ils ont spontanément applaudi trois fois pendant notre présentation : à l’annonce du nombre d’arbres que Nicolas cherche à planter avec Kinomé, en apprenant que Donatella avait cessé de manger de la viande au Brésil, en voyant un morceau de l’écorce d’alercé millénaire.

L’ashram d’Isha

Mardi, février 24th, 2009

Ils sont fous ces yogis… je m’en doutais. Et quand j’ai vu ces rangées de personnes assises en rang d’oignon sur des nattes de paille, femmes et hommes se faisant face, malaxant leur riz et curry dans leur main droite en silence et buvant de l’eau chaude, je me suis demandée à quelle sauce nous allions être mangés. Attendons le lendemain pour qu’Ariane vous raconte notre première journée dans les collines boisées de Coimbatore, accompagnées d’une volontaire libanaise francophone :

« Nous sommes allés visiter un temple où des gens chantaient pendant que les autres méditaient. Il y en avait qui faisait n’importe quoi comme tirer la langue, bouger partout…..car leurs énergies explosent. Comme avec Sadhguru quand il a tapé des mains, beaucoup de personnes ont crié………on dirait qu’ils étaient devenus fous. Dans ce temple, il y avait une représentation de l’homme car en nous, nous sommes à droite femme et à gauche homme et la représentation de la femme c’est un arbre. Nous avons vu une sculpture du yogi Shiva qui est devenu serpent donc qui est mi homme mi serpent et qui a inventé le yoga. Nous avons vu des enfants d’une école spéciale qui font de la peinture, des arts martiaux, du chant, un peu de mathématique et d’anglais…..et qui pendant 10 ans restent dans cette école : chaque année chaque élève élimine une matière jusqu’à se concentrer sur deux matières seulement. Filles et garçons portent un uniforme beige et rouge mais différent par sexe : heureusement car les garçons ont les cheveux longs. A 4 h 30 du matin, les enfants sont debout et ils terminent l’école à 8h le soir. Ils s’aident beaucoup entre eux car ils ont des âges différents. De temps en temps nous entendons comme un chien mais en fait, c’est des gens qui méditent en criant. C’est une des 8 pratiques du yoga, comme nous l’a expliqué Marie, une volontaire française qui travaille depuis trois ans pour financer les projets de Sadhguru. Il y a beaucoup de gens qui ont de la peinture blanche sur cinq parties du corps dont le front, le cou, le ventre….c’est là où sort et rentre l’énergie du corps. Nous avons vu des petites plantations du projet Green Hands qui a permis de planter 850.000 arbres en trois jours avec 250.000 personnes. Nous sommes allés nous baigner dans une piscine souterraine : au milieu est placé du mercure solide. On place sa tête dessus et on reçoit de l’énergie. Donatella a senti l’énergie qui entrait et sortait !

Ici, on ne mange que le matin à dix heures puis le soir mais il y a une cafeteria. C’est un peu bizarre, surtout que l’on ne mange que des légumes, des fruits et des céréales (une dame gentilles nous apporte aussi du pain), généralement assis dans l’herbe. Mais je me suis rendue compte que quand il faut attendre le matin et marcher pour aller déjeuner, on réfléchit plus à ce qu’on mange : en plus, c’est le Carême. Nous avons toutes acheté une bague en cuivre représentant un serpent enroulé : beaucoup de personnes ici portent cette bague car elle permet de conduire l’énergie. Mais Maman n’a pas voulu en avoir une. ».

Et oui, il ne faut tout de même pas plonger trop vite dans la marmite, les enfants sont bien assez rapides à s’y jeter.